Vous avez sûrement lu que les Greenworks partent nues, la batterie reléguée en option au bas de l’annonce. La GD24X2CS36K4X casse la règle. Deux accus de 24 volts qui s’additionnent, une chaîne à 20 m/s, un chargeur double dans le carton : de quoi couper dès la sortie de boîte. Retours d’acheteurs en juge de paix : la promesse est-elle tenue ? L’avis suit.
- Deux batteries et un chargeur double fournis
- 20 m/s, un rythme de vraie thermique
- Chaîne Oregon montée en usine
- Réservoir d’huile de 200 ml, visible
- Quatre-vingts coupes annoncées par charge
- Deux batteries à charger au lieu d’une
- 3,8 kg avant même les accumulateurs
- Guide de 35 cm, pas davantage
Deux fois 24 volts, d’où sort vraiment la puissance
Le principe surprend au premier coup d’oeil. La machine avale deux accus de 24 volts montés en série, et se retrouve avec 48 volts sous le carter. Le moteur brushless tourne alors en haute tension, loin des petites 24 V qui traînent sur le reste de la gamme.
Derrière l’astuce, une vraie logique. Ces accus de 24 volts équipent la moitié du catalogue, du taille-haie au souffleur. Le même pack passe d’un outil à l’autre, et il suffit d’en glisser deux ici pour jouer dans la cour des grandes.
Dans la même famille, la GD24CS30 se contente d’un seul pack de 24 volts sur un guide de 30 cm, et vous sentez tout de suite la différence de mordant.
Le revers arrive ailleurs. Deux batteries à charger, à transporter, à surveiller. Si l’une flanche, tout s’arrête net. Le chargeur double fourni rattrape le coup en rechargeant les deux d’un seul geste.
Un point à connaître avant de commander. Les deux accus doivent afficher une charge proche pour que la machine réponde bien. Rechargez-les toujours ensemble, plutôt que d’en compléter un seul entre deux séances.

Batteries et chargeur dans le carton : la tronçonneuse qui arrive complète
Voilà ce qui sépare nettement cette référence du reste du catalogue. Quand les autres partent nues, celle-ci arrive prête à mordre. Rien à racheter le lendemain, tout est déjà dans la boîte.
- Deux accumulateurs de 24 volts et de 4 ampères-heures chacun.
- Un chargeur double, capable de traiter les deux batteries de front.
- La machine, son guide et sa chaîne Oregon, montés et tendus.
Comparez avec le reste de la gamme et le calcul se renverse. Une nue de 40 volts, plus une batterie, plus un chargeur, finit au même niveau, parfois au-dessus. Ici, ce que vous voyez est ce que vous emportez, chaîne montée et tendue.
Le chargeur double pèse lourd dans l’affaire. Acheté à part, cet accessoire passe toujours après le reste, alors qu’il divise par deux le temps d’immobilisation. Personne ne le réclame, il change pourtant la journée dès que les charges s’enchaînent.
Attention à un piège que rien ne signale. Les batteries de 40 volts de la marque n’entrent pas dans cette machine, calée sur du 24 volts. Deux plateformes qui s’ignorent, et le camp se choisit dès le premier achat.

20 m/s : cette tronçonneuse coupe comme une petite thermique
Le moteur sans balais lance la chaîne à 20 m/s, et ce seul chiffre fait basculer la machine dans une autre cour. Le rythme d’une thermique de 45 cm³, sans une goutte de mélange ni un coup de lanceur à tirer.
La comparaison maison est sévère. Les petites 40 volts de la marque rampent à 4,2 m/s, cinq fois plus lentement. Le voltage n’y était pour rien, c’est le moteur qui manquait de coffre.
Dans le bois, l’écart saute aux yeux dès la première bille. La chaîne mord, ne cale pas, recrache la sciure sans traîner. Le guide de 35 cm avale des sections d’une trentaine de centimètres, de quoi couvrir l’essentiel d’un jardin.
Le brushless explique cette vivacité. Sans charbons qui frottent, le couple arrive dès la gâchette et la chaleur perdue s’effondre. La technologie ne sert pas qu’à décorer la boîte, elle se lit direct dans la vitesse de chaîne.

Combien de bois avec une charge de la GD24X2CS36 ?
Greenworks lâche ici une donnée concrète, assez rare pour être relevée. Avec les deux accus de 4 ampères-heures fournis, le fabricant annonce environ quatre-vingts coupes par charge, mesurées dans du bois de dix centimètres.
Cette façon de compter vaut mieux qu’une durée en minutes, toujours trompeuse. Quatre-vingts sections de dix centimètres, c’est une belle matinée de taille ou un tas de branches sérieux. La machine tient un vrai chantier, pas juste une démonstration.
La capacité des accus joue forcément. Le fabricant table sur une quarantaine de coupes avec des 2 ampères-heures, jusqu’à une centaine avec des 5 Ah. Les 4 Ah livrées visent juste, sans alourdir les bras inutilement.
Le débit de bûches, lui, vide l’accu à vive allure. Une chaîne à 20 m/s tire énormément, c’est la rançon de la vitesse. Pour un hiver entier de bois de chauffage, la thermique garde l’avantage.
Une habitude prolonge les séances. Laissez la chaîne travailler seule, sans peser sur le guide : vous économisez du courant et vous coupez plus vite. Forcer vide la batterie pour rien, c’est le réflexe qui gaspille le plus.
Chaîne Oregon et huile visible : l’entretien au quotidien
Le fabricant a monté de la vraie visserie, pas donné sur ce segment. Le réservoir de 200 ml se lit à travers une fenêtre transparente, et trois gestes suffisent avant de démarrer.
- Le contenu du bidon d’huile, lisible sans démonter le moindre capot.
- Le tranchant des gouges, car une chaîne fatiguée vide les batteries deux fois plus vite.
- L’équilibre de charge des deux blocs, à vérifier avant de partir au fond du terrain.
Le deuxième point ne concerne que les machines sur accu, et il commande le verdict. Une gouge émoussée fait forcer le moteur, qui pompe le courant pour compenser. Chaque dent fatiguée grignote des minutes d’autonomie, un lien que presque personne ne fait.
Monter une Oregon d’origine simplifie le remplacement, la référence se trouvant dans toutes les jardineries. Relevez la jauge et le compte des entraîneurs sur le fer avant d’acheter, et notre guide explique comment tendre une chaîne de tronçonneuse sans la brider.
Les données complètes de la Greenworks GD24X2CS36K4X
| Alimentation | 48 V par deux batteries de 24 V, fournies |
| Batteries livrées | deux accumulateurs de 4 Ah, plus chargeur double |
| Moteur | brushless, sans charbons |
| Vitesse de chaîne | 20 m/s |
| Guide | 35 cm, chaîne Oregon |
| Poids | 3,8 kg sans les batteries |
| Réservoir d’huile | 200 ml, graissage automatique, niveau visible |
| Autonomie annoncée | environ 80 coupes dans du bois de 10 cm |
| Sécurité | frein de chaîne, chaîne à faible rebond |
| Garantie | trois ans |
Face aux autres batteries sans fil qui coupent vraiment
Une seule question sépare les machines sérieuses des jouets sur ce créneau, et c’est la vitesse de chaîne. Trois repères la situent, dont une cousine du même catalogue.
| Modèle | Alimentation | Vitesse de chaîne | Batterie fournie | Le bon choix si |
|---|---|---|---|---|
| Greenworks GD24X2CS36K4X | 2 x 24 V | 20 m/s | oui, deux 4 Ah | vous partez de zéro et voulez tout dans le carton |
| Greenworks GD40CS18 | 40 V | 20 m/s | non | vous avez déjà des batteries 40 V et voulez 40 cm de guide |
| Makita DUC353Z | 2 x 18 V | 0 à 20 m/s | non | vous êtes déjà équipé en batteries LXT |
| Stihl MSA 220 C-B | 36 V | 24 m/s | non | vous voulez la référence absolue, autonomie et vitesse au sommet |
Le tableau parle tout seul. À vitesse de chaîne comparable, cette Greenworks est la seule à débarquer avec ses accus. Les trois autres partent nues, tout reste à compléter derrière. Le rayon complet se compare sur notre page des tronçonneuses à batterie.
À qui s’adresse cette tronçonneuse Greenworks sans fil ?
Au jardinier qui part de rien, veut une machine capable d’attaquer du bois sérieux et refuse la corvée du mélange deux temps. Tout est dans le carton, et la chaîne coupe aussi vite qu’une petite thermique.
Celui qui a déjà du 40 volts de la marque passera son chemin, ses accus ne rentrant pas. Il lorgnera plutôt la GD40CS18, cinq centimètres de guide en plus et vendue nue. Deux plateformes cohabitent chez ce fabricant, sans jamais se croiser.
Ce choix de plateforme se fait une fois pour toutes, en amont. Il engage tous les outils de jardin qui suivront, du taille-haie au souffleur. Changer de camp veut dire tout racheter en batteries, un frein plus lourd à avaler que la machine elle-même.
Celui qui monte plusieurs stères par hiver restera sur une thermique, question d’endurance. Une batterie s’épuise, un réservoir se remplit en trente secondes, et sur un chantier de bois de chauffage cette différence décide de tout. Les modèles à essence sont réunis dans notre sélection des meilleures tronçonneuses à essence.
Pour tout le reste, cette machine règle la question. Elle démarre au doigt, ne réveille pas le voisinage, ne réclame aucun entretien moteur et coupe aussi vite qu’une petite essence. La meilleure du catalogue Greenworks, sans hésiter.
Vos questions sur la Greenworks GD24X2CS36K4X
Faut-il vraiment deux batteries pour faire tourner la GD24X2CS36K4X ?
Oui, les deux accumulateurs de 24 volts sont indispensables et se montent en série pour donner 48 volts. La machine ne démarre pas avec une seule batterie en place.
Mes batteries 40 V de la marque conviennent-elles ?
Non, les deux plateformes sont incompatibles. Cette machine réclame du 24 volts, et rien ne le signale clairement au moment de l’achat. C’est le piège à éviter absolument.
Combien de coupes par charge complète sur la GD24X2CS36K4X ?
Le fabricant annonce environ quatre-vingts coupes dans du bois de dix centimètres, avec les deux batteries de 4 Ah fournies. De quoi couvrir une matinée de taille sans repasser par le chargeur.
Coupe-t-elle aussi vite qu’un moteur à essence ?
Pour la vitesse, franchement oui : les 45 cm³ à essence évoluent dans les mêmes eaux. Tout se joue ensuite sur l’endurance, une batterie s’épuisant quand un réservoir se remplit en un geste.
Le chargeur double accélère-t-il vraiment la recharge ?
Il traite les deux accus ensemble, ce qui divise l’attente par deux face à un chargeur simple. D’ordinaire remis à plus tard au moment de payer, il est ici fourni d’office.
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Jean-MiBûcheron et fondateur
Une tronçonneuse, ça se juge au bruit du moteur dans une bille de chêne, pas sur un argumentaire : trente ans de coupe m’ont appris à distinguer la bête increvable du bidon qui lâche au premier hiver. Depuis 2022, je compare les modèles thermiques, électriques et à batterie, ceux que j’ai en main comme ceux que je recoupe sérieusement, pour ne pas vous laisser payer la mauvaise machine.
Mon parti pris : on choisit selon le bois, pas selon l’ego. Une bonne 40 cm³ bien affûtée travaille mieux qu’une grosse mal entretenue. La chaîne et l’affûtage comptent davantage que les centimètres cubes.