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Scheppach CSP560S : notre avis sur cette tronçonneuse thermique 56 cm³

    👤 Par Jean-Michel · ⏱ 6 min de lecture

    Elle affiche le même 56 cm³ que la PCS56, et arrive avec des lunettes et un casque anti-bruit dans le carton. Sur le papier, la Scheppach CSP560S a tout du bon plan de la gamme. Restent deux absences qui changent le quotidien. On a recoupé la fiche Scheppach et les retours d’acheteurs pour trancher : que perd-on vraiment avec cette version dépouillée ?

    4,1/5
    Notre note
    Scheppach CSP560S : le même moteur, la version dépouillée
    🪵
    Cylindrée56 cm³
    Puissance2,3 kW (3,1 ch)
    ⚖️
    Poids équipée6,9 kg
    📏
    Guide51 cm (coupe 47 cm)
    🔗
    Chaîne0.325″, 76 entraîneurs
    🥽
    Livré avecLunettes et casque
    Puissance de coupe4,6
    Démarrage & entretien3,6
    Maniabilité3,7
    Robustesse3,9
    Rapport qualité-prix4,6

    On aime

    • Le 56 cm³ le plus abordable
    • Lunettes, casque et huile fournis
    • Guide de 51 cm livré d’origine
    • Griffe métal et frein anti-rebond
    • Chaîne 0.325″ trouvable partout

    On aime moins

    • Lanceur nu, aucune assistance
    • Pas de jauge de carburant
    • Bientôt sept kilos une fois équipée

    Pour vous si

    vous partez de zéro, sans le moindre équipement de protection, et voulez la plus grosse cylindrée possible pour le budget le plus serré.

    Pas pour vous si

    le geste du lanceur vous rebute, car cette version n’a rien pour l’adoucir, contrairement à sa remplaçante.
    Le verdict : le moteur ne bouge pas, la coupe non plus, et le carton contient de quoi travailler tout de suite. Le prix à payer se lit dans le geste du démarrage et dans le bouchon à dévisser pour connaître son niveau d’essence. À ce tarif, cela reste défendable.

    Lunettes et casque fournis : ce que vaut le pack Scheppach CSP560S

    C’est l’argument commercial de la machine, et il n’est pas creux. Le carton contient des lunettes de protection, un casque anti-bruit et un flacon d’huile de chaîne. De quoi attaquer le premier chantier sans rien racheter, ce qui n’arrive jamais chez les marques de concession.

    La franchise oblige à nuancer. Ces accessoires sont d’entrée de gamme, corrects pour dépanner, sans plus. Surtout, ils ne couvrent qu’une partie du risque : le pantalon anti-coupure reste à votre charge, et c’est lui qui sauve les jambes face à une chaîne de 56 cm³.

    Vu autrement, le pack a le mérite d’imposer le réflexe. Dès le déballage, les yeux et les oreilles du débutant sont couverts, sans achat remis à plus tard. Sur ce point, la démarche mérite d’être saluée.

    Tronçonneuse thermique Scheppach CSP560S de 56 cm³ avec guide de 51 cm

    56 cm³ et 2,3 kW, le même bloc que la PCS56

    Aucune différence mécanique entre les deux. Même cylindrée de 56 cm³, même 2,3 kW, même régime de 11 000 tr/min, même chaîne lancée à 22 m/s sur un guide ProCut de 51 cm. La coupe est rigoureusement identique, bille après bille.

    Sur du chêne ou du hêtre, cette cylindrée descend sans faiblir jusqu’aux 47 cm de coupe utile. Le couple reste disponible quand la gouge s’enfonce, ce qui distingue nettement ce format des 40 cm³ de jardin. C’est une machine de débit, pas de finition.

    Autrement dit, personne ne verra la différence dans le tas de bois. Ceux qui hésitent entre les deux versions n’arbitrent pas une performance, mais un confort d’usage. Tout le débat est là.

    Un repère pour ne pas se tromper en rayon : cette version porte la référence 5910132903. Les deux se ressemblent trait pour trait sur les photos marchandes, et seul le lanceur trahit la génération quand on regarde le carter de près.

    Lanceur nu, pas de jauge : ce que cette tronçonneuse n’a pas

    Premier manque, le démarrage. Là où la PCS56 intercale un ressort dans le lanceur, la CSP560S s’en tient à la corde sèche. Sur une 56 cm³ à forte compression, la traction demande un vrai coup de rein, et le premier départ à froid se mérite.

    Second manque, la jauge de carburant. Le réservoir de 0,55 L n’a pas de fenêtre de niveau, il faut dévisser le bouchon pour savoir où l’on en est. Un détail, tant que la machine ne s’arrête pas en pleine coupe, guide coincé dans une bille de chêne.

    Ces deux absences ne changent rien à la coupe et tout à la journée de travail. Elles expliquent pourquoi Scheppach a remplacé cette version. À vous de savoir ce que vaut votre épaule.

    Lanceur à corde et carter de la Scheppach CSP560S
    • Dans le carton : lunettes de protection, casque anti-bruit et flacon d’huile de chaîne.
    • Toujours à acheter : le pantalon anti-coupure, absent et pourtant vital.
    • À prévoir aussi : un bidon de mélange préparé au 1:40, jamais au 1:50.

    6,9 kg en main, ce que la CSP560S demande aux bras

    5,55 kg nue, 6,9 kg guide et chaîne montés. Le chiffre est dans la norme des 56 cm³, mais soyons clairs : cette machine se travaille au sol, sur chevalet ou sur bille posée. Levée à hauteur d’épaule, elle punit très vite.

    Le guide de 51 cm accentue le porte-à-faux. La griffe métallique devient alors une alliée : plantée dans le bois, elle transforme le poids en levier au lieu de le faire porter par les poignets. Le geste juste économise le dos plus sûrement qu’un anti-vibration.

    Le casque fourni prend ici tout son sens. Une thermique de cette taille dépasse largement le seuil de nocivité, et le bruit fatigue autant que le poids. Une séance sans protection auditive se paie le soir même, en acouphènes.

    Quelle chaîne pour la CSP560S ? Le 0.325 en 76 entraîneurs

    Scheppach annonce une chaîne 325.058-76, soit un pas de 0.325 pouce, une jauge de 1,5 mm et 76 maillons entraîneurs. C’est l’une des rares fiches de la marque à donner le compte exact, de quoi commander sans deviner.

    • Pas de 0.325 pouce, jamais du 3/8″ qui équipe les petites cylindrées.
    • Une jauge de 1,5 mm, notée 0,058 pouce dans les catalogues anglo-saxons.
    • 76 maillons entraîneurs pour le guide ProCut de 51 cm livré d’origine.

    Un avertissement s’impose quand même. Les fabricants tiers vendent aussi du 78 maillons pour ce guide, et les revendeurs se contredisent d’une fiche à l’autre. Le doute se lève d’une seule manière : comptez les entraîneurs de votre chaîne usée avant de payer.

    Bonne nouvelle malgré tout, ce format est un standard mondial. Oregon et les autres le produisent en série, la chaîne se trouve partout, et deux chaînes en réserve valent tous les affûtages approximatifs à la lime.

    Guide ProCut et chaîne 0.325 pouce de la Scheppach CSP560S

    Le relevé constructeur de la Scheppach CSP560S

    Cylindrée56 cm³, deux temps
    Puissance2,3 kW (3,1 ch)
    Régime maximal11 000 tr/min (ralenti 3100 tr/min)
    Poids5,55 kg nue, 6,9 kg guide et chaîne montés
    GuideProCut 51 cm (20″), coupe utile 47 cm
    ChaîneType 325.058-76 : pas 0.325″, jauge 1,5 mm, 76 entraîneurs
    Vitesse de chaîne22 m/s
    Réservoirs0,55 L de carburant, 0,26 L d’huile
    Mélange1:40
    DémarrageLanceur à corde, sans assistance
    Livré avecLunettes de protection, casque anti-bruit, huile de chaîne
    ÉquipementFrein de chaîne anti-rebond, graissage automatique, griffe métal

    Cette tronçonneuse face à trois grosses cylindrées abordables

    Sur ce créneau, tout le monde promet du diamètre de coupe. Ce qui sépare vraiment ces machines, c’est le poids à porter et la façon dont elles se lancent le dimanche matin après six mois de garage.

    ModèleCylindréePuissanceGuideLe bon choix si
    Scheppach CSP560S56 cm³2,3 kW51 cmvous voulez la cylindrée maximale avec les protections incluses
    Scheppach CSP530053 cm³2,0 kW51 cmvous cherchez le prix plancher absolu de la marque
    McCulloch CS 50S50 cm³2,1 kW45 cmle démarrage assisté compte plus que le diamètre
    Husqvarna 44545,7 cm³2,1 kW45 cmvous préférez deux kilos de moins et un vrai anti-vibration

    La leçon du tableau est simple : la Scheppach gagne le concours de cylindrée et perd celui de la balance. Elle s’adresse à qui débite au sol, pas à qui porte sa machine toute la journée. Les autres grosses cylindrées figurent sur notre page des tronçonneuses thermiques.

    Faut-il encore acheter la CSP560S aujourd’hui ?

    Oui, dans un cas précis : vous démarrez de zéro, sans lunettes ni casque, vous débitez au sol. Le pack fait alors gagner un achat et la cylindrée fait le reste. Peu de machines vous équipent aussi complètement dès le déballage.

    Non, si le geste du lanceur vous pose le moindre souci ou si vous possédez déjà vos protections. Dans ce cas, la version récente apporte deux conforts réels, et le pack perd tout son intérêt.

    Ce que les acheteurs demandent sur la Scheppach CSP560S

    Quelle chaîne pour la Scheppach CSP560S ?

    Une chaîne 325.058-76 : pas 0.325 pouce, jauge 1,5 mm, 76 maillons entraîneurs. Certains fabricants tiers proposent du 78 pour ce guide, comptez donc les entraîneurs de la chaîne d’origine avant de commander.

    Quelle différence avec la Scheppach PCS56 ?

    Bloc moteur, guide, chaîne : rien ne distingue les deux machines sur le papier. La PCS56 ajoute un lanceur Easy Start et une jauge de carburant. La CSP560S compense par les protections livrées dans le carton.

    Les protections fournies suffisent-elles ?

    Elles couvrent les yeux et les oreilles, déjà l’essentiel du bruit et des projections. Il manque le pantalon anti-coupure, indispensable dès qu’une chaîne de cette taille tourne près des jambes.

    Quel carburant pour la CSP560S ?

    Un mélange à 1:40, soit 25 ml d’huile deux temps par litre. Six mois de remise par an plaident pour l’alkylat, dont les bénéfices sont expliqués dans notre guide sur quelle essence utiliser dans une tronçonneuse.

    Jusqu’à quel diamètre la CSP560S descend-elle ?

    47 cm en une passe, la coupe utile du guide de 51 cm. Les 2,3 kW encaissent ce diamètre en bois dur sans que le régime s’écroule, à condition de garder une chaîne bien affûtée.

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    À propos de l’auteur
    Jean-Mi, bûcheron et fondateur de Les-Tronconneuses.com 🪓

    Jean-MiBûcheron et fondateur

    Une tronçonneuse, ça se juge au bruit du moteur dans une bille de chêne, pas sur un argumentaire : trente ans de coupe m’ont appris à distinguer la bête increvable du bidon qui lâche au premier hiver. Depuis 2022, je compare les modèles thermiques, électriques et à batterie, ceux que j’ai en main comme ceux que je recoupe sérieusement, pour ne pas vous laisser payer la mauvaise machine.

    Mon parti pris : on choisit selon le bois, pas selon l’ego. Une bonne 40 cm³ bien affûtée travaille mieux qu’une grosse mal entretenue. La chaîne et l’affûtage comptent davantage que les centimètres cubes.