Deux batteries 18 V, un guide de 35 cm et une chaîne qui monte à 20 m/s : la Makita DUC353Z vise carrément la place de la thermique dans l’abri de jardin. Elle démarre à la première pression, même après six mois de remise. La promesse est belle, mais l’avis se joue sur deux lignes de la notice.
On aime
- Gâchette progressive jusqu’à 20 m/s
- Toutes les batteries LXT sont admises
- Guides de 30 à 40 cm homologués
- Réservoir d’huile de 200 ml
- Aucun mélange, démarrage instantané
On aime moins
- Jusqu’à 5,5 kg avec deux grosses batteries
- Vibrations de 5,9 m/s² mesurées
- Machine nue, énergie à prévoir
Pour vous si
vous débitez vos stères, ébranchez et dégagez après une tempête, sans vouloir entendre parler de mélange, de carburateur ni de lanceur récalcitrant.Pas pour vous si
vous abattez des arbres de gros diamètre à longueur de journée, car deux batteries ne remplaceront jamais un réservoir d’essence.Poignée arrière : pourquoi cette tronçonneuse n’est pas une élagueuse
La confusion est fréquente dans la gamme, et elle vous coûte cher. Cette machine se tient à deux mains, poignée arrière et poignée avant, comme une thermique classique. Elle est faite pour couper au sol, sur un chevalet ou une bille, jamais dans un arbre.
Les élagueuses de la marque, à poignée haute, se manient d’une main et relèvent d’un usage professionnel encadré. Rien à voir ici. C’est le corps d’une vraie tronçonneuse, avec la longueur, la garde et l’équilibre qui vont avec.
Concrètement, ça veut dire deux mains sur la machine, un appui franc, un dégagement propre. La protège-main avant sert de levier de frein en cas de rebond, la poignée arrière garde votre poignet dans l’axe du guide. C’est ce qui la rend sûre pour un particulier.

0 à 20 m/s, la gâchette progressive de la DUC353Z
Le moteur sans balais couvre toute la plage, de l’arrêt jusqu’à 20 m/s. La chaîne obéit au doigt : amorce délicate, puis coupe pleine puissance. Le guide ne ripe plus sur l’écorce au moment d’entamer.
Face à une thermique de 35 cm³, l’écart de vitesse pure existe encore. Ce qui compte pour vous, c’est le couple disponible tout de suite, sans montée en régime ni starter. Pas de temps mort au démarrage, pas de corde à tirer.
Les 36 V naissent de deux batteries 18 V montées en série. Les deux logements doivent être garnis pour que la machine démarre, sans exception. En échange, la technologie XPT protège l’électronique de la poussière et des projections d’eau.
Toutes les batteries LXT passent : le vrai atout de la DUC353Z
Voilà une ligne de notice que personne ne relève, et elle vaut de l’or si vous êtes déjà équipé. La liste des batteries admises va de la plus petite à la plus grosse du catalogue LXT. Aucun bloc 18 V n’est laissé dehors, contrairement aux modèles plus récents.
- De la petite BL1815N à la BL1860B, aucune capacité n’est refusée.
- Deux blocs de même capacité, montés ensemble pour délivrer les 36 V.
- 4,6 kg avec les petites, 5,5 kg avec les grosses, à vous de choisir votre compromis.
Ce détail refait tout le calcul d’achat. Une élagueuse récente de la marque exige des blocs de 3,0 Ah minimum, ce qui force à racheter des batteries. Ici, vos vieilles 2,0 Ah font l’affaire, quitte à recharger plus souvent.

La chaîne de la DUC353Z, 52 entraîneurs et deux jauges au choix
La commande d’une chaîne neuve se plante sur un seul chiffre, toujours le même. Makita homologue deux chaînes sur ce guide, avec deux largeurs de maillon. Le pas ne bouge pas, la jauge décide.
- Une chaîne 90PX en jauge de 1,1 mm, la plus fine des deux.
- Ou une 91PX en jauge de 1,3 mm, selon le guide livré avec la machine.
- Un compte de 52 entraîneurs dans les deux cas, pour le guide de 35 cm.
Un guide plus long se monte sans souci, la notice admet de 30 à 40 cm. Le compte d’entraîneurs suit : 46 pour un 30 cm, 56 pour un 40 cm. La coupe utile atteint 33 cm avec le fer d’origine, un chiffre que les fiches marchandes ne donnent jamais.
Makita DUC353Z ou DUC306Z : deux machines, deux métiers
Les deux références partagent la même mécanique, la même tension, la même plage de vitesse. Choisir l’une ou l’autre n’a donc rien à voir avec la puissance. Tout se joue sur la position des mains, et c’est un point de sécurité.
La DUC306Z est une élagueuse à poignée haute, pensée pour le travail dans l’arbre, à une main, par un pro formé. Notre machine, elle, reste au sol, à deux mains, et ne réclame aucune habilitation.
Un dernier écart mérite attention. L’élagueuse exige des batteries de 3,0 Ah au minimum, quand celle-ci se contente de n’importe quel bloc LXT. L’énergie à prévoir n’est pas la même, à fiche technique égale.
Les données officielles de la Makita DUC353Z
| Tension | 36 V (deux batteries 18 V LXT en série) |
| Moteur | brushless, protection XPT |
| Vitesse de chaîne | 0 à 20 m/s (0 à 1 200 m/min), variable |
| Guide d’origine | 35 cm, coupe utile de 330 mm |
| Guides admis | 30 à 40 cm |
| Chaîne | 90PX (1,1 mm) ou 91PX (1,3 mm), pas 3/8″, 52 entraîneurs |
| Pignon | 6 dents |
| Poids | 4,6 à 5,5 kg selon les batteries montées |
| Longueur hors guide | 443 mm |
| Réservoir d’huile | 200 ml |
| Bruit | 89 dB(A) à l’oreille |
| Vibrations | 5,9 m/s² |
| Batteries admises | BL1815N à BL1860B (machine vendue nue) |
Cette tronçonneuse face à une thermique et deux rivales sans fil
Le vrai match oppose deux philosophies : l’autonomie sans limite du carburant contre la simplicité de la batterie. Le tableau ajoute une élagueuse et une concurrente allemande pour situer précisément cette machine.
| Modèle | Énergie | Guide | Prise en main | Le bon choix si |
|---|---|---|---|---|
| Makita DUC353Z | batterie 36 V | 30 à 40 cm | deux mains, au sol | vous voulez une vraie tronçonneuse sans mélange ni lanceur |
| Makita DUC306Z | batterie 36 V | 25 à 40 cm | une main, en hauteur | vous grimpez dans les arbres et travaillez sur corde |
| Stihl MSA 220 C-B | batterie 36 V | 35 cm | deux mains, au sol | vous roulez déjà en batteries Stihl AP |
| Husqvarna 435 | thermique, 40,9 cm³ | 38 cm | deux mains, au sol | vous coupez loin de tout et sans limite de temps |
La thermique garde l’avantage sur les longues journées et le gros bois. Dès que le chantier se compte en heures et non en journées, la batterie gagne sur tout le reste : bruit, démarrage, entretien. Le reste de la catégorie est sur notre page des tronçonneuses à batterie.
À quel propriétaire cette tronçonneuse est destinée
Le propriétaire d’une maison avec du terrain, qui débite ses stères, ébranche après une tempête et ne veut plus préparer de mélange deux temps. Pour lui, la machine attend six mois sans broncher et repart d’une simple pression de gâchette.
Le bûcheron professionnel, lui, continuera de tirer sur un lanceur, faute d’autonomie suffisante. Les autres machines de la marque, élagueuses et filaires comprises, sont passées en revue sur notre comparatif des meilleures tronçonneuses Makita.
Les questions que pose l’achat de la Makita DUC353Z
Quelle chaîne monter sur une DUC353Z ?
Une chaîne de 52 maillons entraîneurs au pas de 3/8 pouce, en 90PX si votre guide est gravé 1,1 mm, en 91PX s’il porte 1,3 mm. C’est le guide livré qui dicte la jauge, pas le modèle.
Peut-on lui monter un guide de 40 cm sur la DUC353Z ?
Oui, la notice homologue les guides de 30 à 40 cm. Comptez alors 56 maillons entraîneurs et surveillez le graissage, un fer plus long boit plus d’huile et pompe plus de courant dans les batteries.
Remplace-t-elle vraiment une tronçonneuse thermique ?
Pour du bois de chauffage, de l’ébranchage et des coupes ponctuelles, oui, sans hésiter. Pour de l’abattage à la journée, non : deux batteries offrent une réserve d’énergie sans commune mesure avec un plein d’essence.
Quelles batteries choisir pour cette machine ?
Toute la gamme LXT passe, de la 1,5 Ah à la 6,0 Ah. Les grosses capacités allongent l’autonomie mais font grimper le poids jusqu’à 5,5 kg. Une paire de 5,0 Ah reste le compromis le plus courant.
Faut-il l’entretenir comme une thermique ?
Ni bougie, ni filtre à air, ni carburateur à régler. En revanche, la chaîne s’affûte, le guide se nettoie et le niveau d’huile se contrôle avant chaque séance. Tout le rituel d’une machine sans fil est dans notre guide pour entretenir correctement sa tronçonneuse.
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Jean-MiBûcheron et fondateur
Une tronçonneuse, ça se juge au bruit du moteur dans une bille de chêne, pas sur un argumentaire : trente ans de coupe m’ont appris à distinguer la bête increvable du bidon qui lâche au premier hiver. Depuis 2022, je compare les modèles thermiques, électriques et à batterie, ceux que j’ai en main comme ceux que je recoupe sérieusement, pour ne pas vous laisser payer la mauvaise machine.
Mon parti pris : on choisit selon le bois, pas selon l’ego. Une bonne 40 cm³ bien affûtée travaille mieux qu’une grosse mal entretenue. La chaîne et l’affûtage comptent davantage que les centimètres cubes.