Le reproche numéro un fait aux thermiques d’entrée de gamme tient en un mot : le démarrage. La Scheppach CSP50 est la seule de la gamme à répondre avec un starter automatique et un lanceur assisté, sur un 45 cm³ de 5,3 kg. Les avis d’acheteurs tournent autour d’une seule attente : est-ce enfin la Scheppach qui part au premier coup ?
- Starter automatique, plus rien à doser
- 5,3 kg équipée, la plus légère
- Filtre à air double épaisseur
- Guide de 45 cm bien dimensionné
- Chaîne 72 entraîneurs clairement annoncée
- 1,8 kW, la plus modeste des grosses
- Aucune jauge de carburant
- Finition et visserie toujours perfectibles
Auto Choke et Easy Start : la Scheppach qui démarre enfin
Deux dispositifs travaillent ensemble. Le lanceur Easy Start emmagasine l’effort dans un ressort avant de le rendre au vilebrequin, et le starter automatique gère seul le mélange à froid. Plus de levier à tirer, plus de position à deviner : la procédure se réduit à tirer la corde.
Ce n’est pas un gadget. Sur les Scheppach de la génération d’avant, le démarrage divisait les acheteurs en deux camps, et la moitié s’épuisait sur la corde faute d’avoir dosé le starter au bon moment. La machine supprime le seul geste vraiment technique de la mise en route.
Comparez avec la CSP5300, qui n’a ni l’un ni l’autre : même marque, même usine, expérience radicalement différente le dimanche matin. Ce détail vaut plus que dix pour cent de cylindrée en plus.

45 cm³ et 1,8 kW, ce que la CSP50 met dans le bois
Le bloc grimpe à 11 000 tr/min pour 1,8 kW, soit 2,44 chevaux. La chaîne file à 22 m/s sur un guide de 45 cm, 44 cm de coupe utile. Sur du chêne de 35 cm, la machine descend proprement sans réclamer d’appui, et c’est le bon signe.
Face aux 53 et 56 cm³ maison, elle perd évidemment du couple en pleine coupe. Mais elle gagne partout ailleurs, et surtout là où ça compte pour un particulier : elle se manie sans que les bras crient grâce au bout de trois billes.
Cette cylindrée reste le format classique de la polyvalente. Assez de puissance pour attaquer le bois de chauffage sérieusement, assez de retenue pour ne pas devenir ingérable entre des mains peu aguerries. Le dimensionnement se défend tout seul.
5,3 kg équipée : cette tronçonneuse se porte sans peiner
C’est la vraie surprise de la fiche technique. 5,3 kg guide et chaîne montés, quand la CSP560S en affiche 6,9 et la PCS38 5,85 pour une cylindrée bien moindre. Un kilo et demi de moins, et ça se sent des poignets jusqu’au dos.
L’anti-vibrations complète le tableau. Les longues séances de débit deviennent supportables, là où les grosses Scheppach imposent des pauses régulières. C’est la seule de la marque qu’on peut envisager pour de l’ébranchage sans se faire mal.
Un mot d’honnêteté : les protections restent obligatoires. Un 45 cm³ coupe une jambe aussi bien qu’un 56, le pantalon anti-coupure et le casque ne se négocient pas. La légèreté ne rend pas la machine inoffensive, elle la rend seulement plus facile à piloter.

- Le starter automatique : plus aucun levier à positionner, la machine dose seule.
- Le lanceur Easy Start : un ressort encaisse la compression à votre place.
- Le reste : frein de chaîne, anti-vibrations et filtre double épaisseur.
Chaîne de la CSP50, un 0.325 en 72 entraîneurs
Pour une fois, le constructeur ne laisse aucune place au doute. La chaîne d’origine porte la référence 325.058-72BL et le guide la référence BE18-72-5810P. Traduction : pas de 0.325 pouce, jauge de 1,5 mm, 72 maillons entraîneurs pour le guide de 45 cm.
Ce compte de 72 colle à un guide de 18 pouces, et c’est justement l’explication du désordre sur les grosses Scheppach : les guides de 20 pouces réclament davantage de maillons, entre 76 et 78 selon les versions. La longueur du guide commande tout.
Une chaîne de ce format se trouve partout, chez tous les fabricants, sans commande spéciale. Deux chaînes en réserve à l’atelier valent mieux qu’une lime mal maniée, et la coupe reste nette du premier au dernier stère.
Filtre à air Heavy Duty, le détail qui prolonge le moteur
Scheppach monte ici un filtre à air double épaisseur, présenté comme renforcé. Sur une thermique, c’est loin d’être cosmétique : la sciure et la poussière encrassent le filtre en quelques heures de débit, et un moteur qui respire mal perd son régime avant même de fumer.
- À la fin de chaque coupe : filtre à air soufflé, gorge du guide dégagée.
- Toutes les cinq heures : bougie contrôlée, tension de chaîne reprise à froid.
- Avant remisage : réservoir vidé, moteur tourné jusqu’à extinction.
Le graissage de chaîne est automatique et le frein anti-rebond stoppe la chaîne en quelques millisecondes. Rien d’exceptionnel, mais rien ne manque, et l’ensemble tient la route pour un usage régulier de particulier.

La CSP50 en chiffres constructeur
| Cylindrée | 45 cm³, deux temps |
| Puissance | 1,8 kW (2,44 ch) |
| Régime maximal | 11 000 tr/min (ralenti 3100 tr/min) |
| Poids | 5,3 kg, guide et chaîne montés |
| Guide | ProCut 45 cm (18″), coupe utile 44 cm |
| Chaîne | Type 325.058-72BL : pas 0.325″, jauge 1,5 mm, 72 entraîneurs |
| Vitesse de chaîne | 22 m/s |
| Réservoirs | 0,55 L de carburant, 0,26 L d’huile |
| Mélange | 1:40 |
| Démarrage | Auto Choke et lanceur Easy Start |
| Équipement | Filtre à air double épaisseur, anti-vibrations, frein de chaîne, graissage automatique |
Cette tronçonneuse polyvalente face à trois valeurs sûres
La classe des 45 cm³ est la plus disputée du marché, parce qu’elle couvre presque tous les besoins d’un propriétaire de terrain. Voici comment la Scheppach se situe face à trois valeurs sûres, cylindrée et guide en main.
| Modèle | Cylindrée | Puissance | Guide | Le bon choix si |
|---|---|---|---|---|
| Scheppach CSP50 | 45 cm³ | 1,8 kW | 45 cm | vous voulez le démarrage le plus simple du rayon |
| Husqvarna 445 | 45,7 cm³ | 2,1 kW | 45 cm | vous mettez le prix dans la puissance et le SAV |
| Husqvarna 435 | 40,9 cm³ | 1,6 kW | 38 cm | vous privilégiez la légèreté sur le diamètre |
| McCulloch CS 50S | 50 cm³ | 2,1 kW | 45 cm | vous voulez plus de cylindrée à budget contenu |
La Husqvarna 445 sort 300 watts de plus, mais joue dans une autre catégorie. Le vrai argument de la Scheppach n’est pas la performance, c’est la tranquillité de démarrage, qu’aucune rivale ne donne à ce niveau. Toutes les rivales de la classe figurent sur notre page des tronçonneuses thermiques.
Pour quel usage la CSP50 est-elle le bon compromis ?
Le propriétaire de terrain qui débite trois à cinq stères par an, dégage les branches après les tempêtes et ne veut pas d’une machine capricieuse. Ce profil trouve ici tout ce qu’il cherche, la tranquillité au démarrage comprise.
Elle décevra qui vise le rendement pur. Les 53 et 56 cm³ maison sortent bien plus de couple, au prix du poids et du geste du lanceur. Tout dépend si vous cherchez à couper vite ou à couper sereinement.
Un dernier point que les fiches produit oublient : cette machine dort onze mois par an chez la plupart de ses propriétaires. Le starter automatique ne fait pas de miracle avec du carburant éventé, et un mélange frais reste la meilleure assurance démarrage de toutes.
Vos questions sur la Scheppach CSP50
Comment démarre-t-on la CSP50 ?
Le starter automatique gère le mélange à froid tout seul, il suffit de tirer la corde du lanceur Easy Start. Si la machine résiste malgré tout, la cause est ailleurs, comme l’explique notre guide sur les pannes de démarrage d’une tronçonneuse.
Quelle chaîne pour la Scheppach CSP50 ?
Une chaîne 325.058-72BL, soit un pas de 0.325 pouce, une jauge de 1,5 mm et 72 maillons entraîneurs. Le guide de 45 cm ne demande rien d’autre, et le format se trouve chez tous les fabricants.
La CSP50 suffit-elle pour du bois de chauffage ?
Largement, jusqu’à des troncs de 44 cm de diamètre. Les 1,8 kW imposent simplement de laisser la chaîne travailler sans forcer. Pour cinq stères par an, cette cylindrée est le bon dimensionnement.
Quel mélange deux temps pour la CSP50 ?
Un mélange au 1:40, soit 25 ml d’huile deux temps par litre, comme sur toutes les thermiques maison. Le 1:50 des nordiques appauvrit la lubrification et fatigue le haut moteur.
Vaut-il mieux prendre la CSP50 ou une 56 cm³ Scheppach ?
La 56 cm³ coupe plus fort, mais pèse un kilo et demi de plus et se lance à la corde sèche sur certaines versions. La CSP50 privilégie le confort d’usage. Le choix dépend du volume de bois à faire, pas de la performance brute.
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Jean-MiBûcheron et fondateur
Une tronçonneuse, ça se juge au bruit du moteur dans une bille de chêne, pas sur un argumentaire : trente ans de coupe m’ont appris à distinguer la bête increvable du bidon qui lâche au premier hiver. Depuis 2022, je compare les modèles thermiques, électriques et à batterie, ceux que j’ai en main comme ceux que je recoupe sérieusement, pour ne pas vous laisser payer la mauvaise machine.
Mon parti pris : on choisit selon le bois, pas selon l’ego. Une bonne 40 cm³ bien affûtée travaille mieux qu’une grosse mal entretenue. La chaîne et l’affûtage comptent davantage que les centimètres cubes.