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Scheppach PCS56 : test et avis de cette tronçonneuse thermique 56 cm³

    👤 Par Jean-Michel · ⏱ 6 min de lecture

    Trois modèles de 56 cm³ cohabitent chez Scheppach, et personne n’explique lequel prendre. La Scheppach PCS56 est la plus récente des trois, avec un lanceur assisté et une jauge d’essence que les anciennes n’avaient pas. Dans les avis d’acheteurs, une seule question revient : ces 3,1 chevaux tiennent-ils dans le bois ?

    4,1/5
    Notre note
    Scheppach PCS56 : la grosse cylindrée qui se démarre sans forcer
    🪵
    Cylindrée56 cm³
    Puissance2,3 kW (3,1 ch)
    ⚖️
    Poids équipée6,97 kg
    📏
    Guide51 cm (coupe 47 cm)
    🌀
    Vitesse de chaîne22 m/s
    🔊
    Vibrations7 m/s²
    Puissance de coupe4,5
    Démarrage & entretien4,0
    Maniabilité3,6
    Robustesse3,9
    Rapport qualité-prix4,7
    On aime
    • Lanceur Easy Start, effort nettement réduit
    • Jauge d’essence visible sans ouvrir
    • 2,3 kW pour un tarif de discount
    • Vibrations tenues à 7 m/s²
    • Griffe métal et frein de chaîne
    On aime moins
    • Sept kilos équipée, bras sollicités
    • Bruit élevé, 114 dB annoncés
    • Mélange 1:40, pas 1:50
    Pour vous si
    vous débitez du gros bois plusieurs fois par an, au sol, et voulez une cylindrée sérieuse sans passer par la concession.
    Pas pour vous si
    vous cherchez une machine à porter longtemps ou à lever haut, car les sept kilos se rappellent vite à vos épaules.
    Le verdict : une vraie grosse cylindrée à prix cassé, mieux finie que les anciennes Scheppach, et enfin agréable à lancer. Le poids et le bruit restent le péage à payer. Pour du bois de chauffage à demeure, le compte y est largement.

    56 cm³ et 2,3 kW, ce que la PCS56 encaisse au débit

    Le deux temps grimpe à 11 000 tr/min et sort 2,3 kW, soit 3,1 chevaux. La chaîne défile à 22 m/s. Ces trois chiffres la placent au niveau des thermiques de 50 cm³ de concession, avec de la réserve quand la coupe force en plein rondin.

    Le guide de 51 cm ouvre 47 cm de coupe utile. Sur du hêtre ou du chêne, la cylindrée fait la différence : le régime ne s’effondre pas quand la gouge s’enfonce. Une 40 cm³ aurait déjà rendu les armes sur ce diamètre, ou obligé à travailler par petites reprises.

    Reste que la puissance ne dispense pas de la technique. Griffe plantée, pivot sur la butée, laisser la chaîne descendre seule. Forcer sur une machine de ce gabarit fatigue le pilote bien avant le moteur, et la fatigue précède toujours l’accident.

    Tronçonneuse thermique Scheppach PCS56 de 56 cm³ avec guide de 51 cm

    Easy Start et jauge d’essence, les deux corrections de la PCS56

    Les anciennes Scheppach traînaient une réputation de machines dures à lancer. L’Easy Start intercale un ressort entre la corde et le vilebrequin. Il emmagasine l’effort puis le rend d’un coup, ce qui divise la traction ressentie par deux.

    La seconde correction paraît anodine et sert pourtant chaque jour. Une fenêtre translucide affiche le carburant sur le réservoir de 0,55 L. Fini le dévissage du bouchon toutes les vingt minutes pour savoir s’il reste de quoi finir la bille en cours.

    Attention en revanche au mélange. Scheppach impose du 1:40, soit 25 ml d’huile par litre d’essence, là où les nordiques tournent au 1:50. Un bidon commun aux deux appauvrit forcément l’une des machines, et c’est le piston qui règle l’addition.

    PCS56, PCS56E ou CSP560S : quel 56 cm³ Scheppach prendre

    Le moteur est le même sur les trois, 56 cm³ et 2,3 kW, même guide ProCut de 51 cm. Ce qui les sépare tient à l’équipement, jamais à la mécanique. Voilà de quoi arbitrer sans se tromper.

    • PCS56, la version courante : lanceur Easy Start et jauge d’essence.
    • PCS56E, le démarrage électrique : batterie 20 V IXES, plus aucune corde à tirer.
    • CSP560S, la génération d’avant : lunettes et casque anti-bruit dans le carton.

    Si le dos ou l’épaule vous limite, la PCS56E supprime le geste du lanceur, ce qu’aucune rivale n’offre à ce niveau de gamme. Pour tous les autres, la PCS56 donne exactement la même coupe.

    La CSP560S garde un intérêt si l’équipement de protection vous manque encore. Sinon elle recule sur l’essentiel, sans lanceur assisté ni jauge de carburant.

    Scheppach PCS56 vue de profil, lanceur Easy Start et jauge de carburant

    Quelle chaîne pour cette tronçonneuse PCS56 ? Pas et jauge

    Le pas mesure 8,255 mm, ce que les catalogues notent 0.325 pouce. La jauge fait 1,5 mm. Ces deux valeurs ne bougent jamais et écartent déjà neuf chaînes sur dix, sans passer par le réseau Scheppach et ses délais.

    L’erreur classique, c’est de prendre du 3/8 pouce, le pas des électriques et des petites thermiques. Les maillons ne s’engrènent pas sur le pignon. Le doute se lève en dix secondes : le pas est frappé sur le guide, près du carter, à côté de la jauge.

    Reste le compte d’entraîneurs, et les sources divergent pour un même guide de 20 pouces : Scheppach en annonce 76, les fabricants tiers vendent du 78. Une seule méthode ne trompe jamais, compter les maillons de la chaîne d’origine avant de commander.

    • Chaque fin de séance : filtre à air soufflé, gorge du guide dégagée.
    • Toutes les cinq heures de coupe : bougie contrôlée, tension revue à froid.
    • Avant de ranger la machine : réservoir vidé, moteur tourné jusqu’à l’extinction.

    Sept kilos en main : la PCS56 au bout d’une heure

    6,97 kg guide et chaîne montés, pleins non compris. Le poids d’une machine de forestier, sans l’anti-vibration qui va avec. Sur un chevalet, aucun souci. Bras tendus au-dessus de la taille, la sanction tombe en quelques minutes.

    Les vibrations sont mesurées à 7 m/s² aux deux poignées. Mieux que la plupart des thermiques d’entrée de gamme, sans approcher les 4 m/s² d’une suédoise récente. Pour une matinée de débit par semaine, les mains encaissent sans broncher. Au quotidien, la fatigue s’accumule.

    Le bruit, lui, ne pardonne pas : 114 dB(A) de puissance acoustique, 99 dB à l’oreille. Le casque devient une question de tympans, pas de confort, et le pantalon anti-coupure reste la règle sur cette puissance.

    Scheppach PCS56 posée près de bûches fraîchement débitées

    Toutes les données constructeur de la Scheppach PCS56

    Cylindrée56 cm³, deux temps
    Puissance2,3 kW (3,1 ch)
    Régime maximal11 000 tr/min (ralenti 3300 tr/min)
    Poids6,97 kg, guide et chaîne montés
    GuideProCut 51 cm, coupe utile 47 cm
    ChaînePas 0.325″ (8,255 mm), jauge 1,5 mm, 76 à 78 entraîneurs selon le guide
    Vitesse de chaîne22 m/s
    Réservoirs0,55 L de carburant, 0,26 L d’huile
    Mélange1:40
    Bruit114 dB(A) en puissance, 99 dB(A) à l’oreille
    Vibrations7 m/s² aux deux poignées
    ÉquipementEasy Start, frein de chaîne, jauge d’essence, griffe métal, graissage automatique

    Cette tronçonneuse de gros calibre face à trois rivales

    À cylindrée comparable, le vrai écart se creuse sur le poids et le confort de coupe. Les trois machines du tableau couvrent chacune une façon différente d’aborder le gros bois, du plus dépouillé à la marque de concession.

    ModèleCylindréePuissanceGuideLe bon choix si
    Scheppach PCS5656 cm³2,3 kW51 cmvous voulez la plus grosse coupe possible pour le budget
    Scheppach CSP530053 cm³2,0 kW51 cmvous visez encore moins cher et acceptez le lanceur nu
    McCulloch CS 50S50 cm³2,1 kW45 cmvous préférez une machine plus légère et un réseau de pièces
    Husqvarna 44545,7 cm³2,1 kW45 cmvous mettez le prix dans le confort et l’anti-vibration

    La Husqvarna 445 pèse deux kilos de moins pour une puissance quasi identique. Voilà le débat résumé : la Scheppach donne la cylindrée, la suédoise vous rend vos bras en fin de journée. Le reste des thermiques est comparé sur notre page des tronçonneuses thermiques.

    Le profil d’utilisateur que vise la Scheppach PCS56

    Un particulier qui chauffe au bois, débite ses billes au sol devant le hangar et sort la machine dix à quinze jours par an. Il veut du diamètre, pas un outil de compétition. La PCS56 remplit ce cahier des charges sans discuter, et le lanceur assisté fait le reste.

    Le bûcheron du dimanche qui grimpe, élague et porte la machine longtemps regardera ailleurs. Sept kilos et 114 dB, ce sont des chiffres de gros outil, à assumer. La cylindrée ne rachète jamais un mauvais choix de gabarit.

    Un mot sur les pièces, le reproche récurrent fait aux marques de grande surface. Scheppach tient une boutique de pièces en ligne, référencée par numéro d’article, et les consommables restent des standards du marché. Chaîne, guide, bougie et filtre se remplacent sans passer par la marque.

    FAQ PCS56, vos questions et nos réponses

    Quelle chaîne monter sur une PCS56 ?

    Pas 0.325 pouce et jauge 1,5 mm, ces deux valeurs sont sûres. Le compte d’entraîneurs oscille entre 76 et 78 selon le guide, comptez-les sur la chaîne d’origine. Une chaîne au pas 3/8 pouce ne s’engrène pas sur le pignon, c’est l’erreur d’achat la plus fréquente.

    Quelle différence entre la PCS56 et la PCS56E ?

    Le moteur et la coupe sont identiques. La PCS56E ajoute un démarrage électrique alimenté par une batterie 20 V, ce qui supprime la traction sur la corde. Le reste de la machine ne bouge pas.

    Quel mélange deux temps pour la PCS56 ?

    Du 1:40, soit 25 ml d’huile deux temps par litre d’essence. Scheppach est plus exigeant que les marques suédoises réglées au 1:50. Un mélange trop pauvre en huile abîme le haut moteur en quelques heures.

    La PCS56 convient-elle à l’abattage ?

    Pour des arbres de moins de 47 cm de diamètre, la puissance suffit largement. La griffe métallique aide au pivot. En revanche, le poids et l’absence d’anti-vibration poussée la réservent à un abattage occasionnel, pas à une exploitation.

    Combien de temps dure un plein sur la PCS56 ?

    Le réservoir de 0,55 L couvre en général une bonne demi-heure de coupe soutenue, davantage en travail intermittent. Les gestes d’entretien qui préservent cette consommation sont rassemblés dans notre guide pour entretenir sa tronçonneuse.

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    À propos de l’auteur
    Jean-Mi, bûcheron et fondateur de Les-Tronconneuses.com 🪓

    Jean-MiBûcheron et fondateur

    Une tronçonneuse, ça se juge au bruit du moteur dans une bille de chêne, pas sur un argumentaire : trente ans de coupe m’ont appris à distinguer la bête increvable du bidon qui lâche au premier hiver. Depuis 2022, je compare les modèles thermiques, électriques et à batterie, ceux que j’ai en main comme ceux que je recoupe sérieusement, pour ne pas vous laisser payer la mauvaise machine.

    Mon parti pris : on choisit selon le bois, pas selon l’ego. Une bonne 40 cm³ bien affûtée travaille mieux qu’une grosse mal entretenue. La chaîne et l’affûtage comptent davantage que les centimètres cubes.