Aller au contenu

Scheppach PCS53 : avis sur cette tronçonneuse thermique 53 cm³

    👤 Par Jean-Michel · ⏱ 6 min de lecture

    Scheppach vend trois machines de 53 cm³, et la Scheppach PCS53 est la dernière arrivée. Même moteur que les deux autres, même guide de 51 cm, mais deux ajouts qui répondent pile aux reproches des acheteurs. On a recoupé la fiche Scheppach et les retours pour voir si ces corrections en font la bonne version.

    4,1/5
    Notre note
    Scheppach PCS53 : la version que le 53 cm³ méritait
    🪵
    Cylindrée53 cm³
    Puissance2,0 kW (2,7 ch)
    ⚖️
    Poids équipée6,9 kg
    📏
    Guide51 cm (coupe 47 cm)
    🔗
    Chaîne0.325″, 76 entraîneurs
    🚀
    DémarrageEasy Start
    Puissance de coupe4,3
    Démarrage & entretien4,3
    Maniabilité3,5
    Robustesse3,8
    Rapport qualité-prix4,5

    On aime

    • Lanceur Easy Start enfin de série
    • Niveau d’essence lisible sans dévisser
    • Guide de 51 cm, coupe de 47 cm
    • Chaîne clairement référencée par Scheppach
    • Le 53 cm³ à prix de discount

    On aime moins

    • 6,9 kg équipée, machine de sol
    • 114 dB, une vraie nuisance sonore
    • Aucun starter automatique ici

    Pour vous si

    vous voulez la grosse cylindrée Scheppach dans sa version la plus aboutie, pour débiter du bois de chauffage sur chevalet.

    Pas pour vous si

    vous cherchez une machine à porter ou à lever, car sept kilos en main changent radicalement la donne.
    Le verdict : des trois 53 cm³ de la marque, c’est celle qu’il faut prendre. Le moteur ne change pas, mais le lanceur assisté et la jauge de carburant règlent les deux vrais griefs des anciennes versions. Le poids, lui, reste le péage de la cylindrée.

    PCS53 : ce que Scheppach a corrigé sur son 53 cm³

    Deux ajouts, pas un de plus, et ils tombent juste. Le lanceur reçoit l’Easy Start, qui stocke l’effort dans un ressort avant de le rendre au moteur. Sur une machine à forte compression, la corde ne se dérobe plus sous la main et le démarrage cesse d’être une épreuve.

    Le second ajout est un indicateur de niveau de carburant. Anodin en apparence, il évite de dévisser le bouchon en pleine séance et de découvrir le réservoir vide au pire moment. Le coup d’oeil remplace le geste, et le rythme de travail ne casse plus.

    Ces deux corrections visent exactement les reproches faits aux versions précédentes. Elles ne changent rien à la coupe, elles changent tout à la journée. C’est bien là le sens de cette génération, et ça suffit à la recommander plutôt que ses aînées.

    Tronçonneuse thermique Scheppach PCS53 de 53 cm³ avec guide de 51 cm

    2,0 kW et 21,2 m/s, la coupe de la PCS53 en clair

    Le moteur grimpe à 11 000 tr/min et délivre 2,0 kW, soit 2,7 chevaux. La chaîne défile à 21,2 m/s. Ces chiffres la placent parmi les vraies thermiques de débit, capables d’avaler une bille de 45 cm sans que le régime s’écroule.

    Le guide de 51 cm autorise 47 cm de coupe utile. Au-delà, la reprise de l’autre côté s’impose, technique classique sur les gros troncs. Sur du hêtre ou du chêne bien sec, la cylindrée fait son office et la coupe reste franche du début à la fin.

    Une nuance mérite d’être posée. Cette puissance reste celle d’une machine grand public, pas d’un outil de forestier. Elle suffit très largement à un particulier, mais elle ne tiendra pas un chantier de plusieurs jours au rythme d’une 50 cm³ de concession.

    6,9 kg équipée : cette tronçonneuse est une machine de sol

    5,65 kg nue, 6,9 kg une fois le guide et la chaîne montés. Ce chiffre décide de tout l’usage. La machine se travaille au sol, sur chevalet, jamais au-dessus de la ceinture, encore moins à bout de bras dans un arbre.

    Bien employée, la griffe métallique transforme ce poids en avantage : plantée dans le bois, elle sert de pivot et la machine descend d’elle-même. L’anti-vibrations fait le reste. Le poids cesse d’être un ennemi dès que le geste est correct.

    Le niveau sonore, en revanche, ne se négocie pas : 114 dB(A) en puissance acoustique, 92,6 dB à l’oreille. C’est le haut du panier des nuisances, et le casque devient une obligation dès la première minute.

    Ajoutez le pantalon anti-coupure, dont on ne parle jamais assez sur les machines d’entrée de gamme. Une chaîne de 53 cm³ lancée à 21 m/s ne fait aucune différence entre une bille et un genou, et ça, on ne le regrette qu’une fois.

    Scheppach PCS53 posée sur une bille de bois, griffe d'abattage visible

    Chaîne 325.058-76 : le compte enfin donné par le constructeur

    Sur cette machine, le constructeur ne laisse aucune ambiguïté et annonce la référence complète. Traduction ligne par ligne, pour ne plus jamais se tromper de chaîne au moment de commander la pièce d’usure la plus courante.

    • Un pas de 0.325 pouce, soit 8,255 mm entre deux rivets.
    • Une épaisseur de maillon de 1,5 mm, notée 058 dans la référence constructeur.
    • Un compte de 76 entraîneurs pour le guide ProCut de 51 cm d’origine.

    Attention toutefois, certains fabricants tiers vendent du 78 maillons pour ce format de guide. Si votre chaîne neuve dépasse d’un maillon ou deux, elle peut se raccourcir, une opération expliquée dans notre guide pour raccourcir une chaîne.

    Le bon réflexe reste malgré tout de compter les entraîneurs de la chaîne usée avant de commander. Les fiches marchandes se contredisent d’une boutique à l’autre sur ce guide, et une chaîne trop longue ne se tend jamais correctement sur le pignon.

    • À chaque plein : gorge du guide dégagée, tension de chaîne reprise à froid.
    • Toutes les cinq heures : bougie contrôlée, filtre à air soufflé.
    • Avant l’hivernage : réservoir vidé, moteur tourné jusqu’à l’arrêt.

    Ce que la PCS53 partage avec la CSP5300 et la CSP530S

    Tout, sauf l’équipement. Les trois annoncent 53 cm³, 2,0 kW et un guide ProCut de 51 cm. La CSP5300 est la plus ancienne et la moins dotée, lanceur nu et aucune jauge. Elle se contente du strict minimum, en assumant sa simplicité.

    La CSP530S reprend cette base et glisse des lunettes et un casque anti-bruit dans le carton, ce qui dépanne un débutant complet. Elle ne corrige en revanche ni le démarrage ni la lecture du niveau d’essence.

    La PCS53, elle, corrige les deux. C’est la seule des trois qui répare les vrais défauts du modèle. Si votre budget le permet, l’arbitrage se règle en une seconde.

    Lanceur Easy Start et jauge de carburant de la Scheppach PCS53

    Le détail technique de la Scheppach PCS53

    Cylindrée53 cm³, deux temps
    Puissance2,0 kW (2,7 ch)
    Régime maximal11 000 tr/min (ralenti 3300 tr/min)
    Poids5,65 kg nue, 6,9 kg guide et chaîne montés
    GuideProCut 51 cm (20″), coupe utile 47 cm
    ChaîneType 325.058-76 : pas 0.325″, jauge 1,5 mm, 76 entraîneurs
    Vitesse de chaîne21,2 m/s
    Réservoirs0,55 L de carburant avec indicateur, 0,26 L d’huile
    Mélange1:40
    Bruit114 dB(A) en puissance, 92,6 dB(A) à l’oreille
    ÉquipementEasy Start, frein anti-rebond, anti-vibrations, griffe métal, graissage automatique

    Cette tronçonneuse face aux grosses cylindrées du rayon

    Une fois passé le cap des 50 cm³, la question n’est plus de savoir si la machine coupe, mais combien elle fatigue et combien de temps elle dure. Voici où se situe la Scheppach dans ce paysage.

    ModèleCylindréePuissanceGuideLe bon choix si
    Scheppach PCS5353 cm³2,0 kW51 cmvous voulez le 53 cm³ maison bien équipé
    Scheppach PCS5656 cm³2,3 kW51 cmvous cherchez plus de couple pour quelques euros
    McCulloch CS 50S50 cm³2,1 kW45 cmvous préférez une machine plus légère à porter
    Husqvarna 44545,7 cm³2,1 kW45 cmvous investissez dans le confort et la durée

    Dans la gamme maison, la PCS56 sort 300 watts de plus pour un surpoids identique. C’est la vraie question à se poser avant de valider le panier. Les alternatives sont détaillées sur notre page des tronçonneuses à essence.

    Quand la PCS53 est le bon achat

    Le cas type : un propriétaire qui chauffe au bois, débite ses stères devant le hangar et sort la machine une quinzaine de jours par an. Il veut du diamètre, un démarrage sans transpiration, sans passer par une concession. Cette machine coche toutes les cases.

    Le cas où il faut passer son chemin : tout usage en hauteur, en élagage ou en déplacement permanent. Sept kilos ne pardonnent pas, et aucun équipement ne rattrape un mauvais gabarit. La cylindrée se paie toujours sur la balance, sans exception.

    Dernières questions avant de choisir la Scheppach PCS53

    Quelle chaîne pour la Scheppach PCS53 ?

    La référence 325.058-76, qui se décode ainsi : 0.325 pouce de pas, 1,5 mm de jauge et 76 entraîneurs pour le guide de 51 cm. Certains fabricants proposent du 78, qu’il faudra alors raccourcir.

    Quelle différence entre la PCS53 et la CSP5300 ?

    Le moteur, le guide et la coupe sont identiques. La PCS53 ajoute un lanceur Easy Start et un indicateur de niveau de carburant. Ce sont exactement les deux points que les acheteurs reprochaient à l’ancienne version.

    La PCS53 est-elle une machine professionnelle ?

    Non, malgré la cylindrée. Le poids, la finition et le niveau sonore la réservent à un usage de particulier intensif. Une vraie 50 cm³ de concession pèse un kilo de moins et vibre deux fois moins.

    Quel mélange deux temps pour la PCS53 ?

    Un ratio de 1:40, soit 25 ml d’huile deux temps pour un litre d’essence. Toutes les thermiques Scheppach le réclament, là où les nordiques tournent au 1:50. Un bidon commun aux deux abîme le moteur.

    Combien de temps tient un plein sur la PCS53 ?

    Comptez grosso modo trente minutes de coupe soutenue par plein de 0,55 L. L’indicateur de niveau permet justement d’anticiper la panne sèche sans interrompre le travail pour dévisser le bouchon.

    Voir le meilleur prix ➜
    À propos de l’auteur
    Jean-Mi, bûcheron et fondateur de Les-Tronconneuses.com 🪓

    Jean-MiBûcheron et fondateur

    Une tronçonneuse, ça se juge au bruit du moteur dans une bille de chêne, pas sur un argumentaire : trente ans de coupe m’ont appris à distinguer la bête increvable du bidon qui lâche au premier hiver. Depuis 2022, je compare les modèles thermiques, électriques et à batterie, ceux que j’ai en main comme ceux que je recoupe sérieusement, pour ne pas vous laisser payer la mauvaise machine.

    Mon parti pris : on choisit selon le bois, pas selon l’ego. Une bonne 40 cm³ bien affûtée travaille mieux qu’une grosse mal entretenue. La chaîne et l’affûtage comptent davantage que les centimètres cubes.