Une référence imprononçable, planquée au fond du catalogue, et pourtant c’est autour d’elle que tourne toute la gamme. La GD40CS18K2X réunit un guide de 40 cm, une chaîne à 20 m/s, deux batteries et un chargeur dans le carton. Avis motivé, preuves en main : elle surclasse le reste, et voilà pourquoi.
On aime
- 20 m/s, un rythme de vraie thermique
- Deux batteries et un chargeur fournis
- Guide de 40 cm en acier Oregon
- Moteur brushless de 1 800 watts
- Plus rapide que le kit du modèle au-dessus
On aime moins
- Deux batteries de 2 Ah seulement
- 3,81 kg avant même l’accumulateur
- Jauge et entraîneurs non publiés
Pour vous si
vous voulez une machine sur batterie qui coupe vraiment, prête à l’emploi, batteries et chargeur déjà dans la boîte.Pas pour vous si
vous montez plusieurs stères par hiver, car deux batteries de 2 Ah ne tiendront jamais un chantier de bois de chauffage.1 800 watts et 20 m/s : ce que cette Greenworks fait au bois
Un seul nombre porte cette machine. Le bloc sans balais de 1 800 watts propulse le fer à 20 m/s. Une thermique de 45 cm³ ne fait pas mieux, et celle-ci s’en passe de mélange, de lanceur et de vacarme.
Comparez au reste du catalogue et la démonstration éclate. Les petites 40 volts rampent à 4,2 m/s, la grosse 80 volts plafonne à 10,5. Celle-ci double tout le monde, y compris des références bien mieux positionnées.
La leçon dépasse cette seule marque. Les volts mesurent la tension d’un accu, les watts une consommation. Seuls les mètres par seconde disent ce que l’outil fait au bois, et ce chiffre se planque toujours en bas de fiche.
Une bille de trente centimètres ne la fait pas broncher : la gouge attaque, la sciure fuse, le régime ne fléchit pas. Quarante centimètres de fer ouvrent des diamètres que la plupart des batteries refusent. Le brushless tient largement son rang.

Pourquoi cette tronçonneuse surclasse le modèle rangé au-dessus
Voilà l’anomalie que ce site est visiblement le seul à pointer. Dans le catalogue, la GD40CS15 est rangée comme un cran au-dessus. Or elle est plus courte, plus lente et moins puissante, à accessoires strictement identiques.
- Cinq centimètres de fer en plus, quarante contre trente-cinq, et autant de diamètre gagné.
- Vingt mètres par seconde contre douze, soit près du double de vitesse.
- Mille huit cents watts sous le carter, contre 1 500 sur le modèle mieux classé.
Trois cents grammes de plus sur la balance, seule concession. Face à un tel écart de performance, l’arbitrage ne prend pas trois secondes. Qui hésitait entre les deux kits vient de gagner sa journée.
L’écart avec la version nue de la même machine mérite aussi le détour. Le kit ajoute deux batteries et un chargeur là où la version nue vous laisse tout à compléter. Acheter la Greenworks GD40CS18 seule n’a donc plus de sens dès le premier achat.
Une exception subsiste, une seule : celui qui aligne déjà plusieurs accus de 40 volts dans son atelier. Il n’a que faire de deux batteries de plus. Pour tous les autres, le kit s’impose, sans la moindre discussion.

Deux batteries de 2 Ah, l’autonomie qu’il faut connaître
Le talon d’Achille du kit se loge ici, autant le dire franchement. Chaque accu livré plafonne à 2 ampères-heures, une réserve d’appoint. Un moteur de 1 800 watts les assèche vite, comme toutes les électriques véloces.
La double batterie sauve la mise. Pendant que la première travaille, la seconde récupère sur le chargeur, et l’alternance vous mène jusqu’à midi. Le rythme du chantier ne casse jamais, tant que vous n’enchaînez pas les grosses billes.
Un geste préserve l’autonomie mieux que n’importe quel accessoire. Laissez les gouges avaler le bois à leur rythme : peser sur le guide ne fait que chauffer le trait et pomper l’accu, sans gagner une seconde.
Rien n’interdit de monter plus tard des blocs de 4 ou 6 ampères-heures, la machine les prend sans broncher. Cette porte ouverte est un vrai mérite du système. Le débit de stères, lui, restera l’affaire des thermiques.

Guide Oregon et tendeur sans outil : l’équipement au quotidien
Le guide porte la signature Oregon, un détail qui pèse lourd sur une machine de ce rang. Beaucoup de fabricants rognent précisément sur cette pièce, invisible en rayon mais décisive au bout de six mois.
Un fer médiocre s’use en biais, chauffe et emporte la chaîne avec lui. Un acier Oregon tient la cote, se lime au besoin et se retrouve partout. La qualité du guide décide de la longévité de tout l’attelage de coupe, bien plus que le carter.
Trois contrôles suffisent ensuite à faire durer l’ensemble, et ils tiennent en une minute.
- Le remplissage du bidon d’huile, car quarante centimètres de fer boivent beaucoup.
- L’état des gouges, qui commande autant la coupe que le temps de travail.
- La réserve des deux batteries, à égaliser avant de descendre au fond du terrain.
Le tendeur se manoeuvre sans outil, appréciable sur une chaîne neuve qui s’allonge dès la première demi-heure. Aucune clé à chercher au fond de la poche, la molette suffit.
Sur les cotes exactes de la chaîne, en revanche, la documentation se tait. Ni jauge ni nombre de maillons publiés, il faudra donc déchiffrer le fer avant de commander. Notre guide explique comment tendre une chaîne de tronçonneuse sans la brider ni la laisser flotter.
Une tronçonneuse silencieuse reste une tronçonneuse qui coupe
Une chaîne lancée à 20 m/s ne pardonne aucune approximation, et le fabricant l’a compris. Le frein bloque le fer au premier soubresaut, et deux commandes doivent être pressées ensemble pour lancer la machine.
Le vrai danger de ces outils tient pourtant à leur discrétion. Rien ne vrombit, rien ne vibre, la vigilance s’endort. Un doigt frôle la commande et tout repart, souvent quand la main repose sur les gouges.
Retirez l’accu avant toute intervention sur le guide, sans jamais faire d’exception. C’est le geste que l’habitude escamote, et celui qui envoie le plus de doigts au bloc opératoire sur les machines sans fil.
Les données complètes du kit Greenworks GD40CS18K2X
| Alimentation | batterie 40 V Greenworks |
| Contenu du kit | machine, deux batteries de 2 Ah, un chargeur |
| Moteur | 1 800 W, brushless |
| Vitesse de chaîne | 20 m/s |
| Guide | 40 cm (16 pouces), acier Oregon |
| Poids | 3,81 kg sans batterie |
| Chaîne | jauge et entraîneurs non publiés, à relever sur la machine |
| Tendeur de chaîne | sans outil |
| Sécurité | frein de chaîne, démarrage à double commande |
| Garantie | trois ans |
Face aux autres batteries qui coupent pour de vrai
À ce niveau de vitesse de chaîne, cette Greenworks quitte le rayon jardinage pour rejoindre celui des vraies machines de coupe. Trois repères la situent.
| Modèle | Vitesse de chaîne | Guide | Batteries fournies | Le bon choix si |
|---|---|---|---|---|
| Greenworks GD40CS18K2X | 20 m/s | 40 cm | deux 2 Ah | vous voulez le fer le plus long à cette vitesse de chaîne |
| Greenworks GD24X2CS36K4X | 20 m/s | 35 cm | deux 4 Ah | vous voulez plus d’autonomie et un chargeur double |
| Stihl MSA 220 C-B | 24 m/s | 35 cm | non | vous visez la référence absolue, la vitesse en tête |
| Makita DUC353Z | 0 à 20 m/s | 35 cm | non | vous êtes déjà équipé en batteries LXT |
Le constat s’impose. À vivacité de chaîne équivalente, elle aligne le fer le plus long du tableau et reste la seule à sortir du carton batteries incluses. Tout le rayon se parcourt dans notre sélection des meilleures tronçonneuses sans fil.
Le jardin taillé pour la Greenworks GD40CS18K2X
Un terrain arboré, des arbres tombés à débiter, quelques stères de bois tendre chaque hiver. La machine sort du garage en dix secondes, coupe aussi vite qu’une petite essence, et se range sans vider le moindre réservoir.
Ce confort pèse plus lourd qu’on ne le croit au départ. Pas de mélange à doser, pas de carburateur à régler au printemps, pas de lanceur à tirer par moins cinq degrés. La machine démarre au doigt, même après six mois de garage.
Celui qui monte plusieurs stères par saison butera sur les deux batteries de 2 Ah. Deux accus de forte capacité règlent le souci, mais la thermique garde l’avantage de l’endurance. Les modèles à essence figurent sur notre page des tronçonneuses thermiques.
Pour tous les autres usages, cette référence règle la question. Il faut chercher longtemps pour trouver mieux, kit complet dans le carton, et c’est bien la première fois qu’on l’écrit sur une machine de cette marque.
Les questions récurrentes sur la GD40CS18K2X
Que trouve-t-on dans le carton ?
La tronçonneuse, son fer Oregon de 40 cm, la chaîne déjà tendue, deux accumulateurs de 2 ampères-heures et leur chargeur. Le carton se suffit à lui-même.
En quoi bat-elle le modèle du dessus ?
C’est une anomalie de catalogue, liée à l’âge des références. La GD40CS15, plus lente et plus courte, occupe pourtant un cran au-dessus dans la gamme, à accessoires identiques. Aucune logique technique ne le justifie.
Ses 20 m/s valent-ils une machine à essence ?
Pour la vitesse, oui : une 45 cm³ thermique évolue dans les mêmes eaux. La vraie frontière reste l’endurance : le bidon se remplit en trente secondes, le pack réclame sa pause de charge.
Peut-on monter des batteries plus grosses sur la GD40CS18K2X ?
Oui, la machine accepte les accumulateurs de 4 ou 6 ampères-heures de la même plateforme. Ils alourdissent l’ensemble mais multiplient le temps de coupe, ce qui devient utile sur du volume.
Faut-il quand même un pantalon anti-coupure avec la GD40CS18K2X ?
Absolument. À 20 m/s, la chaîne ne fait aucune différence entre une branche et une jambe. Le silence de la batterie donne une fausse impression de sécurité, et c’est précisément là que les accidents arrivent.
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🪓
Jean-MiBûcheron et fondateur
Une tronçonneuse, ça se juge au bruit du moteur dans une bille de chêne, pas sur un argumentaire : trente ans de coupe m’ont appris à distinguer la bête increvable du bidon qui lâche au premier hiver. Depuis 2022, je compare les modèles thermiques, électriques et à batterie, ceux que j’ai en main comme ceux que je recoupe sérieusement, pour ne pas vous laisser payer la mauvaise machine.
Mon parti pris : on choisit selon le bois, pas selon l’ego. Une bonne 40 cm³ bien affûtée travaille mieux qu’une grosse mal entretenue. La chaîne et l’affûtage comptent davantage que les centimètres cubes.