Elle a été remplacée au catalogue, et pourtant elle se vend encore. La DeWalt DCM565N-XJ est l’ancienne compacte 18 V de la marque, celle que la DCMCS565N a poussée vers la sortie. Cette vétérane garde pourtant un avantage que sa remplaçante a bel et bien perdu.
On aime
- Tendeur à molette, aucune clé nécessaire
- Guide et chaîne Oregon d’origine
- Gâchette progressive, dosage au doigt
- Toute la plateforme 18 V XR
- Pièces et chaînes trouvables partout
On aime moins
- 120 ml d’huile, réservoir chiche
- 3,3 kg, 600 g de trop
- Souvent plus chère que sa remplaçante
Pour vous si
vous détestez sortir une clé pour retendre une chaîne, et vous trouvez cette référence à bon prix.Pas pour vous si
vous partez de zéro : la génération suivante est plus légère, mieux dotée en huile, souvent moins chère.Tension sans outil : ce que la DeWalt DCM565N-XJ fait mieux que la neuve
Voilà l’argument que personne n’a vu venir. Cette ancienne génération monte un tendeur de chaîne sans outil, à molette, quand la DCMCS565N qui lui succède impose un boulon et une clé. Sur un point précis, le progrès a reculé.
Le confort se mesure au quotidien, pas sur la fiche technique. Une chaîne neuve se détend plusieurs fois durant ses premières heures. Avec une molette, la reprise prend cinq secondes, sans poser la machine ni fouiller la poche. Avec une clé, le geste se repousse, et une chaîne molle finit par dérailler.
Le montage du guide suit la même logique, sans outil lui aussi. Pour un bricoleur qui sort la machine six fois par an, cette simplicité vaut largement les quelques grammes gagnés ailleurs par la nouvelle venue.

7,68 m/s : la DCM565N-XJ coupe-t-elle assez vite ?
Le chiffre est modeste et il faut l’assumer. À 7,68 m/s, la chaîne reste sous la barre des 10 m/s, celle qui sépare la scie d’entretien de la vraie tronçonneuse. Curieusement, elle dépasse d’un cheveu la nouvelle génération, calée à 7,3 m/s.
En clair, cette machine ébranche, dégage des rejets et débite du petit bois. Elle coupe proprement, sans arracher, et le moteur brushless délivre son couple dès la gâchette. Mais elle prend son temps dans le bois dur, et forcer ne sert strictement à rien.
La marque promet jusqu’à 70 coupes par charge avec une batterie de 5,0 Ah, dans de l’épicéa de 10 x 10 cm. Une bûche de chêne fera fondre ce compte de moitié. C’est une machine d’appoint, pas une machine à stères, et elle ne prétend pas le contraire.
Le guide Oregon de cette tronçonneuse et son petit réservoir
Le dispositif de coupe est signé Oregon, ce qui n’est jamais un mauvais signe : c’est la référence du secteur, et la moitié du travail se joue là. Le guide mesure 30 cm, une longueur qui autorise des sections d’une vingtaine de centimètres sans forcer.
Le bât blesse sur la lubrification. Le réservoir n’emporte que 120 ml d’huile, la moitié de ce que contient la nouvelle génération. Sur une machine silencieuse, rien n’alerte quand le niveau tombe, contrairement à une thermique dont le bruit change.
Prenez donc le réflexe du contrôle visuel à chaque batterie changée. Le graissage reste automatique et fait correctement son travail, mais un guide qui fume est un guide déjà perdu, et il coûte bien plus que le litre d’huile épargné.

Quelle chaîne monter sur une DCM565N-XJ
Voici la bonne surprise de cette machine : sa chaîne est un standard universel, et non une exclusivité maison. Vous la trouverez en jardinerie, en grande surface de bricolage et chez tous les affûteurs. Trois cotes suffisent à ne pas se tromper.
- Un pas de 3/8″ en profil bas, celui des compactes sans fil.
- Une jauge mesurée à 1,1 mm, soit 0.043 pouce, une cote fine.
- Le total de 45 entraîneurs, dicté par le guide de 30 cm.
La chaîne d’origine porte la référence DeWalt DT20676. Son équivalent Oregon, la 90PX045E, se trouve dans toutes les jardineries pour des cotes rigoureusement identiques. Une lime de 4,5 mm entretient parfaitement les deux, et un passage toutes les deux séances suffit à conserver une coupe franche.
Le N de DCM565N-XJ veut dire nue
- La scie, guide et chaîne Oregon montés d’origine.
- Rien pour l’alimenter, ni batterie ni chargeur dans le carton.
- Aucune clé à ranger, puisque tout se règle à la main.
Cette lettre N vaut avertissement. La machine seule ne fait rien, et l’ajout d’un pack 5,0 Ah avec son chargeur change complètement la note finale. Le calcul n’est bon que si des batteries XR sommeillent déjà sur une étagère de votre atelier.
Dans le cas contraire, la question mérite d’être posée franchement : mieux vaut regarder du côté des packs complets, qui incluent batterie et chargeur pour un supplément souvent inférieur au prix des deux achetés séparément.

DeWalt DCM565N-XJ ou DCMCS565N-XJ : le match des deux générations
Deux lettres séparent les deux noms, et les acheteurs s’y perdent en rayon. Les machines partagent le guide de 30 cm, la plateforme 18 V et le moteur brushless. Le reste diverge bien davantage que ces deux lettres ne le laissent croire.
La DCMCS565N-XJ gagne sur trois tableaux : 600 grammes de moins sur les bras, un réservoir d’huile porté à 210 ml, et une cadence quasi identique. Elle perd le tendeur à molette, remplacé par un boulon et sa clé.
Le verdict dépend de votre priorité. Si le poids compte, la neuve gagne sans discussion. Si vous retendez souvent et détestez chercher une clé, l’ancienne reste plus agréable à vivre. Et si les deux tarifs se croisent, la nouvelle génération l’emporte.
Nue ou en kit, faut-il préférer la DCM565P1 ?
La même machine existe en pack, sous la référence DCM565P1-QW, batterie de 5,0 Ah et chargeur inclus. C’est mécaniquement la même scie, avec la même chaîne et le même tendeur à molette.
Le choix se résume à une question de garage. Batteries XR déjà présentes, prenez la version nue et n’achetez que l’outil. Aucune batterie DeWalt chez vous, alors le pack DCM565P1-QW revient presque toujours plus avantageux que la scie et le pack pris séparément.
La DCM565N-XJ, chiffres à l’appui
| Plateforme | 18 V XR (brushless) |
| Vitesse de chaîne | 7,68 m/s |
| Poids sans batterie | 3,3 kg |
| Longueur de guide | 30 cm (Oregon) |
| Pas de chaîne | 3/8″ profil bas (réf. DT20676) |
| Jauge et entraîneurs | 1,1 mm, 45 entraîneurs |
| Équivalent Oregon | 90PX045E |
| Réservoir d’huile | 120 ml, graissage automatique |
| Autonomie annoncée | Jusqu’à 70 coupes (batterie 5,0 Ah) |
| Tension de chaîne | Sans outil, molette |
| Vibrations | 3,5 m/s² |
| Livraison | Machine nue, sans batterie ni chargeur |
Cette tronçonneuse face à Makita, Einhell et Worx
Dans la catégorie des compactes 18 V, la bataille se joue sur la cadence de chaîne, un chiffre qu’aucune marque n’affiche en vitrine. Le classement remet chacun à sa place, et la DeWalt n’y brille pas.
| Modèle | Vitesse de chaîne | Guide | Poids nue | Le bon choix si |
|---|---|---|---|---|
| DeWalt DCM565N-XJ | 7,68 m/s | 30 cm | 3,3 kg | vous voulez du 18 V XR et un tendeur à molette |
| Makita DUC254Z | 24 m/s | 25 cm | 2,0 kg | la vitesse de coupe prime sur tout le reste |
| Einhell FORTEXXA 18/30 | 8,9 m/s | 30 cm | 4,03 kg | vous voulez le même service en entrée de gamme |
| Worx WG384E | 8 m/s | 35 cm | 4,7 kg | vous cherchez un kit complet, deux batteries incluses |
La Makita reste l’épouvantail du segment, avec une chaîne trois fois plus véloce et un kilo de moins. La DeWalt se défend par sa plateforme, immense, et par ce tendeur à molette que ses rivales n’offrent pas toutes. Ce sont ses deux seuls arguments, mais ils comptent.
À qui la DCM565N-XJ rend encore service
À celui qui possède déjà trois ou quatre packs XR et cherche une scie d’appoint sans se ruiner. La machine s’ajoute au parc, se range dans la caisse à outils, et sort dix minutes pour dégager une branche tombée. Sur ce programme, elle ne déçoit personne.
Elle séduira aussi les allergiques à la clé de tension. Ce détail semble anodin sur le papier, il ne l’est pas dans un verger, les mains pleines, avec une chaîne qui se détend pour la troisième fois de la matinée.
Pour un premier achat, en revanche, regardez ailleurs. Sa remplaçante est plus légère et mieux dotée, et plusieurs concurrentes coupent nettement plus vite et se placent plus bas en gamme. Notre comparatif des meilleures tronçonneuses à batterie fait le tri.
Tout ce qu’il faut savoir avant d’acheter la DeWalt DCM565N-XJ
La DCM565N-XJ est-elle encore fabriquée ?
La DCMCS565N-XJ lui a succédé au catalogue, mais l’ancienne référence reste largement distribuée. Chaînes, guides et pièces d’usure sont des standards Oregon, donc trouvables des années durant. L’achat n’a rien d’un pari.
Quelle chaîne acheter pour cette DeWalt de 30 cm ?
Une chaîne au pas 3/8″ profil bas, jauge 1,1 mm, en 45 entraîneurs. Référence d’origine DT20676, ou son équivalent Oregon 90PX045E, strictement identique et disponible partout.
Faut-il une clé pour retendre la chaîne ?
Non, et c’est justement son atout. Le tendeur se règle à la molette, sans le moindre outil, guide compris. Pour retrouver le réglage idéal, appuyez-vous sur notre article pour bien tendre sa chaîne de tronçonneuse.
Quelle batterie pour la DCM565N-XJ ?
N’importe quel pack XR 18 V fait l’affaire. Visez une 5,0 Ah pour approcher les 70 coupes annoncées. Une 2,0 Ah fonctionne, mais elle vous renverra au chargeur au bout de quelques branches seulement.
La DCM565N-XJ peut-elle débiter du bois de chauffage ?
Quelques bûches de bois tendre, oui. Un stère de chêne, non. 7,68 m/s au compteur et 30 cm de fer : le volume n’est pas son affaire, la brouette se remplira moins vite que les packs ne se vident.
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Jean-MiBûcheron et fondateur
Une tronçonneuse, ça se juge au bruit du moteur dans une bille de chêne, pas sur un argumentaire : trente ans de coupe m’ont appris à distinguer la bête increvable du bidon qui lâche au premier hiver. Depuis 2022, je compare les modèles thermiques, électriques et à batterie, ceux que j’ai en main comme ceux que je recoupe sérieusement, pour ne pas vous laisser payer la mauvaise machine.
Mon parti pris : on choisit selon le bois, pas selon l’ego. Une bonne 40 cm³ bien affûtée travaille mieux qu’une grosse mal entretenue. La chaîne et l’affûtage comptent davantage que les centimètres cubes.