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Greenworks G40CS30 : avis et test de cette tronçonneuse à batterie 40 V

    👤 Par Jean-Michel · ⏱ 7 min de lecture

    Trois kilos sept, une chaîne à 4,2 m/s et un réservoir d’huile minuscule. La Greenworks G40CS30 est la première génération d’une machine que le fabricant a depuis entièrement revue. Notre avis explique pourquoi ce détail change tout : faut-il encore acheter l’ancienne ?

    3,2/5
    Notre note
    Greenworks G40CS30 : dépassée par sa propre remplaçante
    🔋
    Batterie40 V, non fournie
    🌀
    Vitesse de chaîne4,2 m/s
    📏
    Guide30 cm (12 pouces)
    ⚖️
    Poids3,7 kg sans batterie
    🛢️
    GraissageAutomatique
    🛡️
    GarantieTrois ans
    Puissance de coupe2,8
    Autonomie3,2
    Maniabilité3,4
    Écosystème & recharge3,2
    Rapport qualité-prix3,4

    On aime

    • Graissage automatique de la chaîne
    • Frein de chaîne intégré au protège-main
    • Trois ans de garantie constructeur
    • Plateforme 40 V très étendue
    • Guide de 30 cm, format passe-partout

    On aime moins

    • 3,7 kg, un kilo de trop
    • Réservoir d’huile ridiculement petit
    • Guide et chaîne génériques d’origine

    Pour vous si

    vous tombez sur un déstockage vraiment agressif et que vous possédez déjà des batteries de 40 volts.

    Pas pour vous si

    vous achetez au tarif courant, car la version II corrige tous ses défauts pour un écart de prix minime.
    Le verdict : cette première génération a servi de brouillon. Elle coupe lentement, elle pèse un kilo de plus que celle qui la remplace, et son réservoir d’huile oblige à un appoint permanent. Greenworks a corrigé les trois points sur la version II, qui reste la seule à recommander. Cette G40CS30 ne se défend plus qu’en déstockage.

    4,2 m/s : ce que la Greenworks G40CS30 sait vraiment couper

    Le chiffre est le même que sur la version qui lui succède, et pour cause : le moteur n’a pas bougé. La chaîne défile à 4,2 m/s, ce qui la place tout en bas du classement, y compris face à des machines de 20 volts.

    Sur le terrain, elle sectionne des branches et débite du bois tendre sans se plaindre. Un rondin de vingt centimètres lui demande de la patience, beaucoup de patience. La chaîne avance, elle ne dévore pas, et il faut accepter ce rythme dès l’achat.

    Ce n’est pas une faute en soi. Une chaîne lente arrache moins de matière, sollicite moins la batterie et pardonne un affûtage moyen. Le problème, c’est que la marque propose ailleurs des machines cinq fois plus vives, sur la même batterie.

    Le guide de 30 cm confirme d’ailleurs le cahier des charges. Trente centimètres de fer, dont une partie noyée dans le carter, autorisent des sections d’une vingtaine de centimètres au maximum. La machine annonce elle-même son terrain, il suffit de la lire.

    Tronçonneuse à batterie Greenworks G40CS30 de 40 V avec son guide de 30 cm

    Un kilo de trop : la G40CS30 face à sa remplaçante

    Voilà le point que personne ne signale, et il pèse lourd dans la décision. Cette première génération affiche 3,7 kg sans batterie. Celle qui la remplace descend à 2,6 kg. Plus d’un kilo d’écart, sur une machine tenue à bout de bras.

    • Un kilo cent de moins sur la balance, batterie non comprise.
    • Du matériel de coupe signé Oregon, quand cette version se contente d’un générique.
    • Un réservoir d’huile quatre fois plus grand, et translucide de surcroît.

    Trois corrections, trois défauts réels de cette G40CS30. Le fabricant n’a pas revu son moteur, mais il a repris tout ce qui entoure la coupe. La version II n’est pas un habillage marketing, elle répare de vrais problèmes.

    Notre fiche de la Greenworks G40CS30II détaille ces changements un par un. À écart de prix modeste, l’arbitrage ne demande pas une longue réflexion.

    Greenworks G40CS30 vue du carter vert, poignée arrière et logement de batterie

    Le réservoir d’huile de la G40CS30, son pire défaut

    C’est le reproche le plus fréquent, et le plus fondé. Le bidon d’huile de chaîne se vide en quelques minutes de travail, obligeant à un appoint constant. Beaucoup d’utilisateurs l’oublient tout simplement, et la chaîne le paie.

    Une chaîne mal graissée chauffe, s’allonge et attaque le guide. Le fer prend du jeu, les gouges s’émoussent, et la machine perd la moitié de sa durée de vie. Le graissage n’est pas un détail de confort, c’est la santé de tout le dispositif de coupe.

    Le symptôme se repère facilement, encore faut-il le connaître. Une chaîne correctement huilée projette un film visible sur le bois quand elle tourne à vide au-dessus d’une souche. Rien qui gicle, rien qui graisse, et le compte à rebours du guide commence.

    La parade est simple mais contraignante : contrôler le niveau toutes les dix minutes de coupe effective. Sur la version II, un réservoir quatre fois plus grand et translucide supprime la corvée. Sur celle-ci, il faut y penser à chaque pause.

    Une huile de chaîne adaptée aide aussi beaucoup. Les formules dites adhérentes restent accrochées au fer au lieu d’être projetées, ce qui fait durer le contenu du réservoir. La bonne huile compense en partie le petit bidon, sans jamais le remplacer.

    Détail du guide de 30 cm et de la chaîne de la Greenworks G40CS30

    Vendue nue : la G40CS30 n’a ni batterie ni chargeur

    Comme toutes les machines de la marque, celle-ci part seule dans son carton. La mention figure en fin de titre, à l’endroit précis où le regard décroche. Il faut ajouter l’accumulateur et son chargeur pour espérer couper quoi que ce soit.

    Le système se défend pour qui possède déjà du 40 volts de la marque. Une seule batterie alimente tondeuse, souffleur, taille-haie et cette tronçonneuse. L’économie se fait sur le parc entier, jamais sur une machine isolée.

    Un accumulateur de forte capacité change aussi le confort de travail. Une 4 ampères-heures double le temps de coupe par rapport à une 2 Ah, au prix de quelques centaines de grammes supplémentaires. Sur une machine déjà lourde, l’arbitrage se pose vraiment.

    Celui qui débute avec cette marque verra la note grimper d’un coup. Batterie et chargeur s’ajoutent au tarif affiché, ce qui fait souvent basculer l’arbitrage vers les kits complets d’autres fabricants.

    Guide, chaîne et entretien de la Greenworks G40CS30

    Le fer de 30 cm et sa chaîne sont d’origine générique, ce que la version II a justement corrigé en passant chez Oregon. Trois contrôles restent indispensables avant chaque séance.

    • Le bidon d’huile de chaîne, à surveiller bien plus souvent qu’on ne l’imagine.
    • Le serrage de la chaîne, toujours à reprendre une fois le fer chaud.
    • L’affûtage des gouges, qui conditionne autant la coupe que l’autonomie.

    Le fabricant ne documente ni la jauge ni le compte des entraîneurs, ce qui laisse le relevé à la charge du propriétaire. La chaîne d’origine reste la seule pièce à copier, avec un mètre et un peu de patience.

    Sans bougie ni carburateur à choyer, la maintenance se limite au dispositif de coupe. Notre guide sur l’entretien complet d’une tronçonneuse passe ces contrôles en revue.

    Sécurité de la G40CS30 : ce que le frein protège

    Le protège-main intègre un frein qui stoppe la chaîne dès qu’on le pousse vers l’avant. Sur une machine lente, le rebond reste moins brutal que sur une thermique, mais il existe bel et bien et le réflexe doit être acquis.

    Le vrai danger de ces outils tient à leur discrétion. Une machine qui ne fait pas de bruit et qui ne vibre pas donne l’illusion d’un jouet. Une chaîne coupe une jambe sans se soucier du moteur qui l’entraîne, et les protections restent les mêmes.

    Retirez l’accumulateur avant toute intervention sur le guide, sans exception. C’est le geste que l’habitude fait oublier, et celui qui envoie le plus de doigts chez le chirurgien sur les machines à batterie.

    Le pantalon anti-coupure, lui, ne se négocie pas davantage. Sa réputation d’accessoire encombrant tombe le jour où une chaîne ripe sur un noeud. Les fibres se prennent dans le pignon et bloquent tout, en une fraction de seconde, avant que la peau soit touchée.

    Toutes les données de la Greenworks G40CS30

    Alimentationbatterie 40 V Greenworks, non fournie
    Vitesse de chaîne4,2 m/s
    Guide30 cm (12 pouces)
    Chaînegénérique, jauge et entraîneurs à relever sur la machine
    Poids3,7 kg sans batterie
    Graissageautomatique, réservoir de faible capacité
    Sécuritéfrein de chaîne au protège-main
    Garantietrois ans
    Statutremplacée par la G40CS30II

    La G40CS30 face aux compactes de son époque

    Le tableau ci-dessous confronte les vitesses de chaîne, et il n’épargne pas cette Greenworks. Deux machines de 20 volts, moitié moins tendues sur le papier, la dépassent largement.

    ModèleTensionVitesse de chaînePoidsLe bon choix si
    Greenworks G40CS3040 V4,2 m/s3,7 kgvous la trouvez bradée et avez déjà les batteries
    Greenworks G40CS30II40 V4,2 m/s2,6 kgvous voulez la même en plus légère et mieux équipée
    Alpina ACS 20 Li20 V14,5 m/s3,08 kgvous voulez un kit complet, batterie comprise
    Parkside PKSA 20-Li C320 V6,5 m/sselon versionvous êtes déjà équipé en X 20V Team

    Le constat est sévère. Cette 40 volts se fait doubler par des machines deux fois moins tendues, dont une arrive avec sa batterie. Le voltage n’a jamais coupé un seul rondin. Notre comparatif des meilleures tronçonneuses à batterie aligne toutes les concurrentes.

    Faut-il encore acheter la G40CS30 aujourd’hui

    Une seule situation le justifie : un déstockage vraiment agressif, chez quelqu’un qui possède déjà plusieurs batteries de la gamme. La machine coupe, elle est garantie trois ans, et elle fera le travail de taille sans faillir.

    Au tarif courant, en revanche, la question ne se pose plus. La version II corrige le poids, le graissage et la qualité du dispositif de coupe pour quelques euros de plus. Payer autant pour l’ancienne n’a aucun sens, et la fiche technique le prouve ligne par ligne.

    Celui qui cherche une vraie machine de coupe sur cette plateforme regardera plutôt vers la Greenworks GD40CS18, dont la chaîne file cinq fois plus vite avec un guide de 40 cm.

    Une remarque vaut pour toute cette gamme, et elle vous évitera bien des déconvenues. Chez ce fabricant, deux machines de même voltage n’ont parfois rien de commun sous le carter. Comparez les vitesses de chaîne avant tout, le reste des arguments ne fait que décorer la boîte.

    Ce que les acheteurs demandent sur la G40CS30

    Qu’apporte concrètement la seconde génération ?

    Un kilo cent de moins sur la balance, un guide et une chaîne Oregon au lieu du générique, et un réservoir d’huile quatre fois plus grand. Le moteur, lui, est resté strictement identique.

    Pourquoi son huile part-elle si vite ?

    Parce que le réservoir est de très faible capacité, un défaut que la marque a reconnu en le multipliant par quatre sur la génération suivante. Contrôlez le niveau à chaque pause, sous peine d’user la chaîne prématurément.

    La batterie de la G40CS30 est-elle dans le carton ?

    Non, ni l’une ni l’autre. La machine se vend seule, comme toute la gamme du fabricant, et il faut compter le prix d’un accumulateur et d’un chargeur par-dessus celui de l’outil.

    La G40CS30 peut-elle débiter des bûches ?

    Des sections de quinze à vingt centimètres, en y consacrant du temps. Sa vitesse de chaîne la destine clairement à la taille et à l’ébranchage, pas au volume de bois de chauffage.

    Quarante volts, est-ce beaucoup ?

    Non. Le voltage désigne la tension de l’accumulateur, rien d’autre. Des machines de 20 volts la dépassent largement sur la vitesse de chaîne, seul chiffre qui décrit vraiment ce que l’outil fait au bois.

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    À propos de l’auteur
    Jean-Mi, bûcheron et fondateur de Les-Tronconneuses.com 🪓

    Jean-MiBûcheron et fondateur

    Une tronçonneuse, ça se juge au bruit du moteur dans une bille de chêne, pas sur un argumentaire : trente ans de coupe m’ont appris à distinguer la bête increvable du bidon qui lâche au premier hiver. Depuis 2022, je compare les modèles thermiques, électriques et à batterie, ceux que j’ai en main comme ceux que je recoupe sérieusement, pour ne pas vous laisser payer la mauvaise machine.

    Mon parti pris : on choisit selon le bois, pas selon l’ego. Une bonne 40 cm³ bien affûtée travaille mieux qu’une grosse mal entretenue. La chaîne et l’affûtage comptent davantage que les centimètres cubes.