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Husqvarna 120 Mark II : avis et test de cette tronçonneuse de jardin 38 cm³

    👤 Par Jean-Michel · ⏱ 6 min de lecture

    Elle a hérité d’une sacrée succession, celle de la 236, la petite thermique passée entre les mains de tous les jardiniers de France. La Husqvarna 120 Mark II reprend le flambeau avec 38 cm³. L’avis détaille ce que cette génération a corrigé, et pourquoi elle reste la moins convaincante du trio.

    3,8/5
    Notre note
    Husqvarna 120 Mark II : correcte, mais dépassée par ses propres soeurs
    🪵
    Cylindrée38 cm³
    Puissance1,4 kW (1,9 ch)
    ⚖️
    Poids à sec5 kg
    📏
    Guide35 cm (45 admis)
    🔗
    Chaîne3/8″ mini, H37
    📳
    Vibrations4,4 et 5,9 m/s²
    Puissance de coupe3,3
    Démarrage & entretien4,2
    Maniabilité3,6
    Robustesse3,7
    Rapport qualité-prix4,2
    On aime
    • Le ticket d’entrée de la marque
    • Carburateur revu, ralenti plus stable
    • Air Injection malgré le positionnement
    • Pièces disponibles dans toute la France
    • Digne héritière de la vénérable 236
    On aime moins
    • 1,4 kW, la moins puissante des trois
    • 5 kg, et pourtant la plus lourde
    • Chaîne d’origine qui s’use vite
    Pour vous si
    vous coupez quelques branches par saison, vous voulez du Husqvarna, et le budget commande vraiment.
    Pas pour vous si
    la 130 ou la 135 Mark II sont proches en prix : elles coupent mieux en pesant moins.
    Le verdict : une machine honnête qui fait le travail sur du petit bois, servie par un carburateur enfin au point. Le problème vient de sa propre famille : elle est à la fois la moins puissante et la plus lourde des trois 38 cm³ de la marque, ce qui la condamne dès que l’écart avec ses soeurs se resserre.

    1,4 kW, la plus modeste des 38 cm³ suédoises

    38 cm³ pour 1,4 kW, soit 1,9 cheval. Sur du bois vert et des branches de 15 à 20 cm, elle fait le boulot sans rechigner. La coupe sort régulière et prévisible, de quoi rassurer un utilisateur du dimanche.

    Le plafond arrive tôt, dès 25 cm sur du feuillu sec. Le régime tombe, la coupe s’éternise, s’entêter ne mène nulle part. Or la 130 sort 1,5 kW et la 135 Mark II 1,6 : ces dixièmes de kilowatt se sentent pile dans les sections limites.

    La vitesse de chaîne, elle, reste calée sur celle de ses soeurs, à 16,8 m/s. Le pas 3/8″ mini fait le reste : de petites dents rapprochées qui filent dans le bois tendre. Ce n’est pas la vivacité qui lui manque, c’est la réserve.

    Tronçonneuse thermique Husqvarna 120 Mark II avec son guide de 35 cm

    La Husqvarna 120 Mark II remplace la 236 : ce qui a vraiment changé

    La 236 a garni des milliers de garages français, avec un défaut connu de tous : un carburateur capricieux, un ralenti instable, des calages en série. Husqvarna a revu la copie en 2019, et c’est exactement ce point qui a été repris.

    La nouvelle carburation change le quotidien. Le démarrage part plus franc, le ralenti tient entre deux coupes, la machine cale bien moins en reprise de gaz. Ce sont les vieux griefs qui s’évaporent, pas la puissance qui grimpe.

    Le reste suit la partition de l’entrée de gamme : moteur X-Torq à balayage stratifié, amortisseurs LowVib, filtration Air Injection. Cette dernière détonne à ce niveau, et reste son meilleur argument face aux thermiques anonymes.

    Cinq kilos, le poids qui pénalise cette tronçonneuse

    La fiche annonce 5 kg sans guide ni chaîne, et ce chiffre n’a rien d’un compliment. C’est la plus lourde des trois 38 cm³, alors qu’elle est la moins puissante. Une 130 pèse 4,7 kg, une 135 Mark II 4,68 kg.

    Équipée et pleine, elle franchit sans peine les six kilos. Sur un chevalet, personne ne râle. Levée à hauteur de poitrine pour dégager une branche, ces trois cents grammes de trop tirent sur le poignet au bout d’une demi-heure.

    Les vibrations enfoncent le clou, à 4,4 m/s² à l’avant et 5,9 à l’arrière. Ce sont les pires du trio à la poignée arrière, celle qui tient la gâchette. Le LowVib limite les dégâts sans faire de miracle sur un petit moteur qui tourne haut.

    Husqvarna 120 Mark II en coupe sur une bûche posée au sol

    Usure de chaîne et huile : ce que signalent les utilisateurs

    Les recherches sur les défauts de cette machine sont nombreuses, et les balayer serait facile. En croisant les retours, deux reproches ressortent plus que les autres, et aucun ne relève de la panne grave.

    Le premier vise la chaîne d’origine, dont plusieurs propriétaires décrivent une usure rapide, guide compris. La parade est simple : monter une chaîne de meilleure facture dès le premier remplacement change nettement la donne.

    Le second porte sur une consommation d’huile de chaîne jugée gourmande. Le graissage fonctionne, mais le réservoir se vide vite. Surveillez le niveau à chaque plein de carburant, car un guide qui tourne à sec s’abîme en quelques minutes.

    Ces défauts restent mineurs et se maîtrisent avec un peu de méthode. Trois réflexes suffisent à les neutraliser.

    • Le niveau d’huile à chaque plein de carburant, sans exception.
    • Une meilleure chaîne dès le premier remplacement, la H37 d’origine s’use vite.
    • Un affûtage toutes les deux séances, une chaîne molle fait forcer un petit moteur.

    La mécanique, elle, ne fait pas parler d’elle. C’est l’essentiel sur une machine de ce rang, et ça confirme que le vrai travail a porté sur le carburateur.

    La chaîne de cette tronçonneuse et le piège du guide long

    La fiche autorise des guides de 35 à 45 cm. Cette latitude est théorique, disons-le franchement. Avec 1,4 kW sous le capot, un guide de 45 cm noie la machine : coupe molle, chaîne qui chauffe, moteur qui peine.

    • Un pas 3/8″ mini imposé par le pignon, jamais le .325 des cylindrées au-dessus.
    • La chaîne H37 montée en usine, à remplacer par mieux une fois usée.
    • Le guide de 35 cm d’origine, seul montage vraiment cohérent avec la puissance.

    Le nombre d’entraîneurs suit la longueur du guide, et lui seul. Relevez-le sur votre chaîne usée avant de commander, c’est le repère qui ne ment pas. Notre guide pour régler la tension d’une chaîne donne la valeur à respecter, mesurée à froid.

    Détail du carter et du tendeur de la Husqvarna 120 Mark II

    Les chiffres de la Husqvarna 120 Mark II, sans habillage

    Cylindrée38 cm³
    Puissance1,4 kW (1,9 ch)
    Poids à sec5 kg (sans guide ni chaîne)
    Guide d’origine35 cm (35 à 45 cm admis)
    Pas de chaîne3/8″ mini
    Jauge1,3 mm
    Chaîne d’origineH37, 3/8″ mini, 52 entraîneurs en 35 cm
    Vitesse de chaîne16,8 m/s à puissance maxi
    Pression sonore100,7 dB(A)
    Puissance acoustique garantie113 dB(A)
    Vibrations4,4 m/s² (avant) et 5,9 m/s² (arrière)
    MoteurX-Torq à balayage stratifié
    ÉquipementAir Injection, LowVib, frein de chaîne à inertie, graissage automatique

    La 120 Mark II face à la 130, la 135 Mark II et la Stihl MS 172

    Le tableau est cruel pour la 120 Mark II, et c’est justement pour ça qu’il faut le regarder avant d’acheter. Trois machines se partagent son bloc moteur, et chacune fait mieux sur au moins un critère.

    ModèleCylindréePuissancePoids à secLe bon choix si
    Husqvarna 120 Mark II38 cm³1,4 kW5 kgson prix est nettement inférieur à celui des deux autres
    Husqvarna 13038 cm³1,5 kW4,7 kgvous voulez plus de couple et 300 grammes de moins
    Husqvarna 135 Mark II38 cm³1,6 kW4,68 kgvous voulez le meilleur moteur du trio et le lanceur assisté
    Stihl MS 17231,8 cm³1,4 kW4,5 kgvous préférez le réseau Stihl et la machine la plus légère

    La conclusion tombe d’elle-même. À puissance égale, la Stihl MS 172 pèse un demi-kilo de moins. À poids voisin, la 130 et la 135 Mark II coupent mieux. La 120 Mark II ne garde l’avantage que sur une bonne occasion.

    Cette tronçonneuse a-t-elle sa place chez un professionnel ?

    Non, et personne chez Husqvarna ne le sous-entend. Cette machine loge dans le grand public, taillée pour l’occasionnel : quelques branches, un fruitier, deux stères de bois tendre. Une semaine de chantier en aurait raison.

    Elle trouve en revanche toute sa place chez qui sort la tronçonneuse trois fois par an et n’en demande pas plus. Les autres machines de ce format sont sur notre page des petites tronçonneuses.

    Un dernier conseil de bon sens : regardez toujours la 130 avant de conclure. Dans la gamme Husqvarna, un tout petit écart suffit souvent à basculer vers une machine plus légère et plus vive.

    Husqvarna 120 Mark II : les questions qui précèdent l’achat

    Quel est le poids de la Husqvarna 120 Mark II ?

    5 kg sans guide ni chaîne, selon la fiche. C’est la plus lourde des trois 38 cm³ de la marque, devant la 130 à 4,7 kg et la 135 Mark II à 4,68 kg. Équipée et pleine, comptez plus de six kilos dans les mains.

    Quels problèmes rencontre-t-on sur la 120 Mark II ?

    Les retours pointent surtout une chaîne d’origine qui s’use vite et une consommation d’huile de chaîne gourmande. Rien de mécaniquement grave. Le carburateur, défaut historique de la 236 qu’elle remplace, a justement été revu sur cette génération.

    La 120 Mark II est-elle une tronçonneuse professionnelle ?

    Non. Elle occupe l’entrée de gamme grand public de Husqvarna, pour un usage occasionnel de jardin. Les machines de métier commencent bien plus haut en cylindrée, avec un carter magnésium et une puissance au moins doublée.

    Peut-on monter un guide de 45 cm ?

    La fiche l’autorise, mais c’est une mauvaise idée. Ses 1,4 kW ne suivent pas sur cette longueur : la coupe traîne et le moteur force. Le guide de 35 cm d’origine reste le seul montage vraiment cohérent.

    Vaut-elle mieux que la 130 ?

    Seulement si vous tombez sur une nette bonne occasion. La 130 sort 0,1 kW de plus tout en pesant 300 grammes de moins, à équipement identique. À conditions proches, elle la surclasse sur les deux critères qui comptent.

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    À propos de l’auteur
    Jean-Mi, bûcheron et fondateur de Les-Tronconneuses.com 🪓

    Jean-MiBûcheron et fondateur

    Une tronçonneuse, ça se juge au bruit du moteur dans une bille de chêne, pas sur un argumentaire : trente ans de coupe m’ont appris à distinguer la bête increvable du bidon qui lâche au premier hiver. Depuis 2022, je compare les modèles thermiques, électriques et à batterie, ceux que j’ai en main comme ceux que je recoupe sérieusement, pour ne pas vous laisser payer la mauvaise machine.

    Mon parti pris : on choisit selon le bois, pas selon l’ego. Une bonne 40 cm³ bien affûtée travaille mieux qu’une grosse mal entretenue. La chaîne et l’affûtage comptent davantage que les centimètres cubes.