Appuyer sur un bouton et l’entendre démarrer, sans jamais tirer sur une corde : c’est l’argument unique de la Parkside PPBKS 56 A1, la seule thermique du rayon à démarreur électrique. Pour beaucoup, ça règle le vrai calvaire du deux-temps. Les avis d’acheteurs préviennent : cette bonne idée se paie en kilos, autant le savoir avant.

- Démarrage au bouton, plus aucun lanceur
- Batterie et chargeur fournis au carton
- 56,5 cm³ et 45 cm de coupe
- Chaîne .325 partagée avec la PBKS
- Pack complet, jusqu’aux protections
- 7,76 kg, la plus lourde du rayon
- Une batterie de plus à charger
- Mélange 40 pour 1, pas 1 pour 50
56,5 cm³ et 2,2 kW : ce que cette tronçonneuse thermique a dans le ventre
Cinquante-six centimètres cubes et demi pour 2,2 kW, trois chevaux. Cette fois, le rendement est cohérent, ce qui n’allait pas de soi chez la marque. Elle sort autant qu’une Stihl MS 251, avec près de onze centimètres cubes d’avance en cylindrée.
Le pas retenu est le .325, plus étroit que le 3/8 des costaudes. Résultat, la chaîne prend le bois sans brutalité et le moteur reste dans sa plage utile. Sur du chêne de 40 cm, elle descend franchement, tant que le fil est frais.
Le ralenti se cale vers 3000 tours, le régime maxi grimpe à 11 500, guide et chaîne montés. Des valeurs de thermique adulte, pas de machine d’appoint. Le carter, les roulements et l’embrayage suivent, sans jouer dans la cour des marques de métier.

Démarrage électrique au bouton : gadget ou vraie avancée ?
C’est la seule thermique du rayon qui se lance sans corde. Une batterie 20 V, un bouton, le moteur tourne. Pour qui a déjà bataillé dix minutes contre un lanceur un matin de janvier, l’idée n’a rien d’un gadget : elle règle un vrai problème.
Elle change surtout la vie des dos fragiles et des épaules usées. Le geste du lanceur, sec et répété, c’est la première raison qui pousse un utilisateur vieillissant à lâcher le thermique. Ce bouton lui rend dix ans d’autonomie, sans passer à une batterie moins capable.
La batterie annonce environ 150 démarrages par charge, avec un témoin à trois niveaux. Elle vient de la gamme X 20V Team, donc elle circule avec vos autres outils Parkside. Et le lanceur manuel reste là, en secours, ce qui évite la panne bête au fond du bois.
7,76 kg, ce que le bouton coûte en maniabilité
Voilà le chiffre qui plombe le tableau. Sept kilos sept cent soixante, quand une Stihl de même puissance en pèse cinq sept. Le démarreur, la batterie et son logement se paient cash, et ils se paient au bout des bras.
Au sol, sur un chevalet, bûche après bûche, ce poids ne gêne pas. Il aide même la chaîne à charger sa coupe. C’est en ébranchage que le couperet tombe : bras tendus, au-dessus de la ceinture, deux kilos de plus font plier les épaules au bout de vingt minutes.
Le calcul devient très personnel. Si le lanceur vous gâche les matins, ces deux kilos valent la peine d’être portés pour continuer à faire votre bois. Si vous démarrez sans peine, ce sont deux kilos de trop, et une thermique classique fera mieux le travail.

La Parkside PPBKS 56 A1 partage sa chaîne avec la PBKS 53 C3
Bonne nouvelle si vous avez déjà une thermique Parkside : les deux tournent avec exactement la même chaîne. Un format ultra-répandu, vendu partout, qui tient en trois valeurs à noter avant de commander.
- Un pas de .325 pouce, plus fin que le 3/8 des grosses machines.
- Une jauge de 1,5 millimètre, soit 0.058 pouce dans les catalogues.
- Soixante-douze maillons entraîneurs, comptés sur le guide de 45 cm.
Ces trois chiffres sont ceux de la Parkside PBKS 53 C3, la thermique à lanceur de la marque. Une chaîne de l’une monte sur l’autre, ce qui simplifie le stock d’usure quand les deux cohabitent au hangar.
Mélange, filtre et bougie, l’entretien courant de la PPBKS 56 A1
Le carburant se prépare à 40 pour 1, soit 25 ml d’huile deux-temps par litre de sans-plomb 95 ou 98. Ce n’est pas le 1 pour 50 des marques japonaises et allemandes, et l’écart ne pardonne pas : moitié moins d’huile, c’est un haut moteur qui chauffe en silence.
Le bidon doseur fourni tue l’à-peu-près, à condition de lire la bonne graduation. L’essence doit rester fraîche : un mélange qui dort tout l’hiver cause plus de démarrages capricieux que n’importe quelle panne. Pour un hivernage tranquille, l’alkylat vaut le détour, et notre page sur le choix de l’essence explique pourquoi.
Le reste suit la routine du deux-temps : filtre à air à souffler souvent, bougie à contrôler, graissage de chaîne à surveiller dans la fenêtre. Une contrainte s’ajoute quand même, la batterie du démarreur veut sa recharge avant chaque grosse séance.
PPBKS 56 A1 ou 56 B2 : qu’est-ce qui les sépare vraiment ?
Parkside décline sa 56 cm³ en deux versions, et la question tourne en boucle. Contrairement à ce que les emballages laissent croire, ce n’est pas le fer qui les sépare : 45 cm de coupe ici, 44 sur la B2, malgré un guide qu’elle annonce à 52 cm hors tout.
Les deux partagent d’ailleurs la même chaîne. Les vraies différences sont dans le moteur et la matière : la B2 grimpe à 2,3 kW et troque son carter contre du magnésium, ce qui lui fait perdre quelques centaines de grammes.
Sur une machine aussi lourde, ces grammes ne sont pas anecdotiques, et le dixième de kilowatt en plus ne gâche rien. Le détail complet est dans notre fiche de la Parkside PPBKS 56 B2.

La PPBKS 56 A1 en chiffres
| Cylindrée | 56,5 cm³ |
| Puissance | 2,2 kW (3 ch) |
| Régime maximal | 11 500 tr/min (guide et chaîne montés) |
| Ralenti | 3 000 tr/min |
| Poids | 7,76 kg |
| Longueur de coupe | 45 cm (18 pouces) |
| Pas de chaîne | .325″ |
| Jauge | 1,5 mm (0.058″) |
| Entraîneurs | 72 |
| Réservoir carburant | 0,55 L |
| Réservoir huile | 0,26 L, graissage automatique |
| Mélange | 40 pour 1, sans-plomb 95 ou 98 |
| Démarrage | Électrique 20 V, lanceur en secours |
| Batterie | 20 V, 2 Ah, environ 150 démarrages |
| Fabricant | Grizzly Tools (Allemagne) |
Trois tronçonneuses thermiques face à la PPBKS 56 A1
Sur le papier, cette Parkside affiche la plus grosse cylindrée du lot. Le tableau montre pourtant que la puissance ne suit pas au même rythme, et surtout que le démarrage électrique reste une exclusivité. La colonne de droite trie.
| Modèle | Cylindrée | Puissance | Démarrage | Le bon choix si |
|---|---|---|---|---|
| Parkside PPBKS 56 A1 | 56,5 cm³ | 2,2 kW | Électrique au bouton | le lanceur est devenu un problème physique pour vous |
| Parkside PBKS 53 C3 | 53 cm³ | 2,0 kW | Lanceur | vous voulez la version à lanceur et la même chaîne |
| McCulloch CS 50S | 50,2 cm³ | 2,1 kW | Lanceur | vous préférez une marque avec des pièces partout |
| Stihl MS 251 | 45,6 cm³ | 2,2 kW | Lanceur | vous cherchez la même puissance pour deux kilos de moins |
La confrontation avec la Stihl est cruelle et parlante. Même puissance, onze centimètres cubes de moins, et deux kilos d’écart sur la balance. La Parkside ne se défend que par son bouton de démarrage.
À qui cette tronçonneuse thermique s’adresse vraiment
Le profil est très précis, et il ne parle pas à tout le monde. Cette machine est faite pour celui qui coupe son bois au sol, sur chevalet, et pour qui le lanceur est devenu un mur. Épaule opérée, dos fragile, poignet douloureux : ce bouton lui rouvre l’accès au thermique.
Elle séduira aussi qui possède déjà des outils X 20V Team, la batterie du démarreur circulant avec le reste de la gamme. Et le carton ne laisse pas grand-chose à racheter.
- La batterie et son chargeur, ce qui est rare chez cette marque.
- Une housse et l’outil combiné pour la tension de chaîne.
- Le bidon doseur pour préparer un mélange au bon ratio.
Elle devient un mauvais choix pour l’ébranchage régulier et pour tout travail loin du chevalet, où les 7,76 kg tournent à la punition. Le reste de l’offre thermique est comparé sur notre comparatif des meilleures tronçonneuses thermiques.
Les questions posées sur la Parkside PPBKS 56 A1
La batterie est-elle fournie avec la PPBKS 56 A1 ?
Oui, batterie 20 V et chargeur sont dans le carton, ce qui tranche avec les autres sans-fil de la marque, vendus nus. Elle sert seulement au démarreur, pas à la coupe, et annonce environ 150 démarrages par charge complète.
Et si la batterie du démarreur tombe à plat ?
Le lanceur manuel reste sur la machine et fonctionne normalement. Le démarrage électrique est un confort, pas une dépendance. Vous ne resterez jamais coincé au fond d’un bois avec une machine muette et une batterie vide.
Quelle chaîne acheter pour cette Parkside 56 cm³ ?
Une chaîne au pas .325 pouce, jauge 1,5 mm, à 72 entraîneurs pour le guide de 45 cm. C’est exactement le format de la PBKS 53 C3 : les deux machines partagent chaînes et guides sans la moindre adaptation.
Quel mélange pour la PPBKS 56 A1 ?
Du 40 pour 1, une huile deux-temps homologuée et du sans-plomb 95 ou 98 frais. Attention au réflexe hérité des Stihl et Husqvarna au 1 pour 50 : ici, il faut deux fois plus d’huile, et l’écart se paie sur le moteur.
Sept kilos, est-ce rédhibitoire ?
Tout dépend de votre usage. Sur un chevalet, le poids se fait presque oublier et aide même la coupe. En ébranchage ou en déplacement, il devient franchement pénalisant. C’est le premier reproche des utilisateurs, loin devant le reste.
🪓
Jean-MiBûcheron et fondateur
Une tronçonneuse, ça se juge au bruit du moteur dans une bille de chêne, pas sur un argumentaire : trente ans de coupe m’ont appris à distinguer la bête increvable du bidon qui lâche au premier hiver. Depuis 2022, je compare les modèles thermiques, électriques et à batterie, ceux que j’ai en main comme ceux que je recoupe sérieusement, pour ne pas vous laisser payer la mauvaise machine.
Mon parti pris : on choisit selon le bois, pas selon l’ego. Une bonne 40 cm³ bien affûtée travaille mieux qu’une grosse mal entretenue. La chaîne et l’affûtage comptent davantage que les centimètres cubes.