Beaucoup la cherchent sous le nom d’élagueuse Scheppach, et c’est exactement ce qu’elle est. La Scheppach PCS26 est une scie d’élagage à poignée haute, avec un guide de 25 cm et un moteur de 25,4 cm³. Le vrai sujet, que cet avis prend à bras-le-corps : peut-elle aller entre toutes les mains ?
- Quatre kilos seulement, guide monté
- Lanceur Easy Start, effort réduit
- Le plus abordable de sa catégorie
- Frein de chaîne et anti-vibrations
- Chaîne 3/8″ LP disponible partout
- 0,7 kW, la coupe plafonne vite
- Poignée haute réservée aux gens formés
- Vingt centimètres de coupe utile maximum
Élagueuse ou tronçonneuse : ce qu’est vraiment la PCS26
Scheppach la classe en scie d’entretien des arbres, et le constructeur a raison. En remontant la poignée au sommet du carter, il rend la prise à une main possible. C’est la définition d’une élagueuse, et son cadre d’usage en découle entièrement.
Une tronçonneuse classique se tient à deux mains, poignée basse, corps hors du plan de coupe. Ici, la prise haute rapproche le guide du visage et du buste. La machine gagne en agilité dans les branches, mais elle perd la sécurité géométrique de la poignée basse.
Beaucoup commandent une élagueuse juste parce qu’elle est petite et légère. C’est le mauvais calcul. Pour ébrancher au sol et couper du petit bois, une petite tronçonneuse classique fait le même travail avec une prise bien plus sûre.

25,4 cm³ et 0,7 kW, jusqu’où coupe la Scheppach PCS26
Le moteur monte à 11 000 tr/min et développe 0,7 kW, soit 0,95 cheval. La chaîne file à 21 m/s. Ça suffit pour du bois vert de branche, de la haie épaisse, du petit bois de chauffage, tant que vous restez dans les diamètres annoncés.
Le guide mesure 25,4 cm, mais Scheppach limite la coupe utile à 20 cm. Au-delà, la machine peine, le régime tombe, la chaîne chauffe. Une branche de 25 cm demandera la classe au-dessus, ou beaucoup de patience.
Le lanceur Easy Start allège nettement la traction, un vrai plus perché sur une échelle ou accroupi dans un massif. Le carburant reste un mélange à 1:40, avec l’essence E10 acceptée par le constructeur.
Poignée haute : pourquoi la PCS26 n’est pas pour tout le monde
Le constructeur l’écrit noir sur blanc : cette machine vise l’entretien des arbres et reste réservée aux utilisateurs formés. Ce n’est pas une précaution commerciale. En France, une scie à poignée haute dans un arbre relève de la formation professionnelle à la grimpe.
La raison tient à la physique du rebond. Une machine tenue d’une main, bras tendu, dans un arbre, part au visage si le nez du guide accroche. Le frein stoppe la chaîne en quelques millisecondes, mais il ne rattrape pas la trajectoire d’un rebond.
Utilisée au sol, à deux mains, sur des branches posées ou basses, la PCS26 reste parfaitement gérable. C’est ainsi que la plupart des acheteurs s’en servent, et ainsi qu’il faut l’envisager. La coupe en hauteur, elle, se fait à la perche ou avec un pro.

Quatre kilos en bout de bras, le vrai argument de la PCS26
3,5 kg nue, 4,02 kg guide et chaîne montés. Face à une thermique de jardin classique, un bon kilo de plus, la différence saute aux mains dès la première branche. Le poignet ne travaille plus contre la machine, il la dirige.
L’anti-vibrations et la griffe métallique sont bien présents, ce qui n’allait pas de soi sur une machine de ce format. L’ensemble reste compact, 50 cm de long guide compris. Elle se glisse là où une grande ne passe pas, entre deux charpentières.
Le revers apparaît en fin de séance. Ce format invite à travailler d’une seule main par facilité, y compris au sol. C’est justement le geste qui envoie les élagueuses aux urgences, et la légèreté de la PCS26 rend la tentation plus forte que sur une machine lourde.
- Le pantalon anti-coupure : le seul rempart réel, jamais fourni avec la machine.
- Le casque à visière : projections et bruit, deux risques permanents en élagage.
- Les gants et les chaussures de sécurité : le minimum, même pour dix minutes.
La chaîne 3/8 LP de la PCS26 et ses 40 entraîneurs
Trois informations suffisent pour commander la bonne chaîne, et elles sont universelles chez tous les fabricants. Inutile de passer par la pièce d’origine, le format est un standard mondial qu’Oregon et les autres produisent en série.
- Pas de 3/8″ LP, le pas dit bas profil, réservé aux petites cylindrées.
- Jauge de 1,3 mm, soit 0,050 pouce dans les catalogues anglo-saxons.
- 40 maillons entraîneurs pour le guide ProCut de 25,4 cm livré d’origine.
Sur une élagueuse, la chaîne travaille dans du bois vert, souvent chargé de sève et de terre. Elle s’émousse plus vite que sur une thermique de débit. Deux chaînes en réserve valent mieux qu’une lime en haut d’une échelle.

Ce que dit la fiche constructeur de la Scheppach PCS26
| Cylindrée | 25,4 cm³, deux temps |
| Puissance | 0,7 kW (0,95 ch) |
| Régime maximal | 11 000 tr/min (ralenti 3300 tr/min) |
| Poids | 3,5 kg nue, 4,02 kg guide et chaîne montés |
| Guide | ProCut 25,4 cm (10″), coupe utile 20 cm |
| Chaîne | Pas 3/8″ LP, jauge 1,3 mm, 40 entraîneurs |
| Vitesse de chaîne | 21 m/s |
| Réservoirs | 0,23 L de carburant, 0,16 L d’huile |
| Mélange | 1:40, essence E10 acceptée |
| Démarrage | Lanceur à corde avec Easy Start |
| Équipement | Frein de chaîne, anti-vibrations, graissage automatique, griffe métal |
| Destination | Entretien des arbres, utilisateurs formés |
Cette petite tronçonneuse d’élagage face à trois rivales
Le marché des poignées hautes est tenu par des machines de professionnels, d’un tout autre standing que la Scheppach. La comparaison est rude, chiffres alignés, mais elle éclaire votre achat, et ce que vous renoncez à avoir.
| Modèle | Cylindrée | Puissance | Poids à sec | Le bon choix si |
|---|---|---|---|---|
| Scheppach PCS26 | 25,4 cm³ | 0,7 kW | 3,5 kg | vous voulez le ticket d’entrée le plus bas de la catégorie |
| ECHO CS303T | 30,1 cm³ | 1,04 kW | 3,5 kg | vous élaguez souvent et voulez du matériel d’arboriste |
| Stihl MS 194 T | 31,8 cm³ | 1,4 kW | 3,3 kg | vous cherchez la référence de la coupe en hauteur |
| Husqvarna T435 | 35,2 cm³ | 1,5 kW | 3,4 kg | vous voulez la plus puissante à poids équivalent |
Le tableau dit l’essentiel : à poids quasi identique, les trois rivales sortent le double de puissance. La Scheppach ne joue pas sur ce terrain, elle joue sur l’accessibilité. Les autres formats compacts sont dans notre sélection des meilleures tronçonneuses compactes.
Quel est le bon usage de la PCS26, et lequel éviter ?
Le bon usage tient en trois situations : les branches tombées à débiter au sol, la haie devenue arbuste, le petit bois à préparer près du tas. Là, la légèreté transforme une corvée en formalité, et le service rendu est difficile à prendre en défaut.
Le mauvais usage est celui que la SERP ne dit jamais : monter dans un arbre avec cette machine, sans formation, sans harnais, sans casque, une main sur le tronc et l’autre sur la scie. La poignée haute invite au geste. Le corps médical connaît la suite.
Les questions posées avant d’acheter la Scheppach PCS26
La PCS26 est-elle une vraie élagueuse ?
Oui, au sens technique : poignée haute, guide court de 25,4 cm, poids plume. Scheppach la classe en scie d’entretien des arbres, destinée aux utilisateurs formés. Elle n’a rien d’une tronçonneuse de jardin à deux poignées.
Quelle chaîne acheter pour la PCS26 ?
Une chaîne au pas 3/8″ LP, jauge 1,3 mm, en 40 maillons entraîneurs. C’est un format standard, produit par tous les fabricants, donc disponible partout.
Jusqu’à quel diamètre la PCS26 coupe-t-elle ?
Vingt centimètres au maximum, selon le constructeur, malgré un guide de 25,4 cm. Au-delà, le moteur de 0,7 kW ne suit plus et la coupe s’éternise. Restez dans cette limite pour préserver la machine.
Peut-on l’utiliser dans un arbre sans formation ?
Non. Une scie à poignée haute maniée d’une main en hauteur suppose une formation à la grimpe et un équipement complet. Au sol, à deux mains, elle ne pose en revanche aucun problème particulier.
Quel mélange deux temps utiliser pour la PCS26 ?
Un ratio de 1:40, avec du sans-plomb récent, soit 25 ml d’huile par litre. Les gestes qui évitent le carburateur encrassé sur une machine peu utilisée sont détaillés dans notre guide pour entretenir correctement sa tronçonneuse.
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Jean-MiBûcheron et fondateur
Une tronçonneuse, ça se juge au bruit du moteur dans une bille de chêne, pas sur un argumentaire : trente ans de coupe m’ont appris à distinguer la bête increvable du bidon qui lâche au premier hiver. Depuis 2022, je compare les modèles thermiques, électriques et à batterie, ceux que j’ai en main comme ceux que je recoupe sérieusement, pour ne pas vous laisser payer la mauvaise machine.
Mon parti pris : on choisit selon le bois, pas selon l’ego. Une bonne 40 cm³ bien affûtée travaille mieux qu’une grosse mal entretenue. La chaîne et l’affûtage comptent davantage que les centimètres cubes.