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Makita DUC252Z : avis et test de cette tronçonneuse d’élagage 36 V

    👤 Par Jean-Michel · ⏱ 6 min de lecture

    Deux batteries, trente-six volts, un guide de 25 cm : sur l’étiquette, la Makita DUC252Z coche toutes les cases de l’élagueuse sérieuse. Elle est increvable et roule sur des batteries LXT que vous avez sans doute déjà. Mais une ligne de la notice, et tout le catalogue maison, poussent cet avis à raconter une autre histoire.

    3,9/5
    Notre note
    Makita DUC252Z : solide, mais dépassée dans son propre catalogue
    🔋
    Tension36 V (deux batteries 18 V)
    Vitesse de chaîne8,3 m/s
    📏
    Guide25 cm
    🔗
    Chaîne91PX, 1,3 mm, 40 entraîneurs
    ⚖️
    Poids en ordre de marche4,1 à 4,6 kg
    📉
    Vibrations4,7 m/s²
    Puissance de coupe3,7
    Autonomie3,7
    Maniabilité3,6
    Écosystème & recharge4,7
    Rapport qualité-prix3,8
    On aime
    • Construction Makita increvable, pièces disponibles
    • Tension de chaîne sans aucun outil
    • Frein de chaîne et frein moteur
    • Toutes les batteries LXT acceptées
    On aime moins
    • Chaîne trois fois moins rapide qu’ailleurs
    • Deux batteries pour 25 cm seulement
    • Plus lourde que ses cadettes
    Pour vous si
    vous tombez sur une bonne occasion, vous possédez déjà quatre batteries LXT et vous coupez du bois tendre sans être pressé.
    Pas pour vous si
    vous achetez neuf aujourd’hui, car la maison propose une machine plus vive, plus légère et à batterie unique au même niveau de gamme.
    Le verdict : une bonne machine sortie à la mauvaise époque. Rien ne casse, tout se démonte, les batteries sont partout. Mais elle réclame deux blocs pour faire tourner un guide de 25 cm à une vitesse que sa cadette 18 V triple sans transpirer. En neuf, difficile de la conseiller.

    8,3 m/s pour 36 volts, le rendement en berne de la Makita DUC252Z

    La notice est sans appel. La chaîne défile à 8,3 m/s, soit 500 mètres par minute, et ce chiffre ne bouge jamais. Vous alignez deux batteries de 18 V pour faire tourner une chaîne plus lente qu’une simple 18 V sortie quelques années après.

    La faute revient à la transmission. Cette génération passe par un réducteur mécanique entre le moteur et le pignon, là où les modèles récents entraînent la chaîne en prise directe. Le couple est là, mais la vitesse se perd en route, et la coupe traîne.

    Concrètement, une branche de 15 cm passe sans drame, à condition de laisser la machine faire. Forcer ne sert à rien, la chaîne n’ira pas plus vite. Sur du bois sec et dur, la patience devient votre méthode de coupe.

    Tronçonneuse d'élagage Makita DUC252Z 36 V avec ses deux emplacements de batterie 18 V

    Deux batteries pour 25 cm de guide : le mauvais calcul de la DUC252Z

    L’architecture réclame deux blocs 18 V en série. Le tableau de pannes de la notice le dit à sa façon : rien ne démarre tant que les deux logements ne sont pas garnis. Deux batteries ou rien, aucun mode dégradé.

    La contrepartie tient en un chiffre : 4,1 à 4,6 kg en ordre de marche selon les blocs, pour un fer de 25 cm seulement. Le rapport entre ce que vous portez et ce que vous coupez reste le pire de la gamme, et le bras le sent vite.

    Le bon côté existe. Elle accepte toute la famille LXT, de la petite BL1815N à la grosse BL1860B, sans restriction. Déjà équipé, vous piochez dans vos tiroirs sans rien racheter, ce que les modèles récents de la marque ne permettent plus.

    Chaîne 91PX en 1,3 mm, cette tronçonneuse ne partage rien avec sa voisine

    Voilà l’erreur de commande la plus fréquente sur cette machine, et elle vous coûte un aller-retour. Deux élagueuses Makita portent un guide de 25 cm, et elles ne montent pas la même chaîne. La largeur du maillon commande le reste.

    • Chaîne 91PX au pas de 3/8 pouce, référence constructeur 191H08-4.
    • Jauge de 1,3 mm, quand la DUC254Z réclame du 1,1 mm.
    • 40 maillons entraîneurs, pour le guide d’origine référencé 168408-5.

    La jauge est gravée sur le guide, à quelques centimètres du carter. Une 90PX plus fine flotte dans la gorge et déraille, une plus épaisse n’entre pas. Le pas seul ne suffit jamais, il vous faut les trois chiffres.

    Makita DUC252Z tenue à une main pour couper une branche, ses deux batteries 18 V en place

    Près de 5 kg dans l’arbre : ce que cette tronçonneuse coûte à l’épaule

    La poignée haute annonce la couleur : du travail en hauteur, à une main, avec la formation qui va avec. Le poids, lui, ne joue pas le jeu. Les deux blocs tirent vers l’arrière et déséquilibrent la prise.

    Un compromis existe, bon à connaître. Deux petites batteries de 1,5 Ah ramènent l’ensemble à 4,1 kg, au prix de l’autonomie. Pour une intervention courte dans un arbre, l’échange est souvent gagnant, surtout en fin de journée.

    Les vibrations à 4,7 m/s² finissent le tableau. Les élagueuses récentes de la maison descendent à 3,2. Sur une exposition quotidienne, l’écart se paie en fourmillements, de quoi écourter les longues séances avec cette tronçonneuse.

    DUC252Z ou DUC254Z : le catalogue Makita a déjà tranché

    La question mérite d’être posée franchement, parce que les deux références se croisent en rayon au même niveau de gamme. La cadette 18 V, sortie bien après, fait mieux sur presque tout ce qui compte en hauteur.

    Sa chaîne file à 24 m/s contre 8,3 ici, elle se contente d’une seule batterie, et elle descend à 3,2 kg tout équipée contre 4,6. Même guide de 25 cm, mêmes chantiers. Le verdict s’impose sans discuter.

    Reste un cas honnête. Le pro qui possède déjà six batteries 18 V et déniche cette machine d’occasion fait une affaire correcte. Acheter les deux blocs neufs juste pour l’alimenter, en revanche, revient à financer un handicap.

    Robustesse et pièces, ce que la Makita DUC252Z fait encore très bien

    Rendons à cette machine ce qui lui appartient. La construction est du Makita pur jus, un carter qui encaisse les chocs et un moteur qui ne rend pas l’âme après deux saisons. Les pièces se trouvent encore partout, ce qui compte sur la durée.

    La molette de tension mérite un mot. La chaîne se retend sans clé, en quelques secondes, et vous évite de redescendre de l’arbre pour un outil oublié. Le frein mécanique est doublé d’une coupure moteur, et l’attrape-chaîne fait son travail.

    Le graissage automatique ferme la liste, avec un réservoir d’huile modeste que les fiches revendeurs situent à 85 ml. Le coup d’oeil au niveau devient un réflexe à chaque changement de batteries, sinon le guide s’use pour rien.

    • Avant chaque montée : niveau d’huile vérifié, le réservoir se vide vite.
    • À chaque paire de batteries : tension de la chaîne reprise à la molette, moteur froid.
    • Chaque fin de chantier : gorge du guide dégagée, sciure chassée du pignon.

    La DUC252Z, notice constructeur en main

    Tension36 V (deux batteries 18 V LXT en série)
    Vitesse de chaîne8,3 m/s (500 m/min), sans variation
    Guide25 cm, à pignon de renvoi, référence 168408-5
    Chaîne91PX, pas 3/8″, jauge 1,3 mm, 40 entraîneurs
    Pignon6 dents
    Poids net4,1 à 4,6 kg selon les batteries montées
    Longueur hors guide316 mm
    Vibrations4,7 m/s²
    Batteries admisesBL1815N à BL1860B (machine vendue nue)
    ÉquipementFrein de chaîne, frein moteur, tension sans outil, graissage automatique

    Trois tronçonneuses que la DUC252Z croise en rayon

    Le match se joue en famille, et il tourne mal pour notre machine. Les trois rivales alignées ici partagent le même terrain, l’élagage en hauteur, avec des philosophies de batterie à l’opposé.

    ModèleBatterieGuideVitesse de chaîneLe bon choix si
    Makita DUC252Z36 V (deux 18 V)25 cm8,3 m/svous la trouvez d’occasion et vos batteries dorment déjà au garage
    Makita DUC254Z18 V (une seule)25 cm24 m/svous voulez la même coupe en trois fois plus rapide et plus léger
    Makita DUC306Z36 V (deux 18 V)25 à 40 cm0 à 20 m/svous élaguez à la semaine et voulez un guide évolutif
    Husqvarna T540i XP36 V30 cm24 m/svous grimpez chaque jour et cherchez la référence du métier

    Trois colonnes suffisent à résumer la situation : partout ailleurs, la chaîne va au moins deux fois plus vite. Le temps a fait son oeuvre sur cette référence, et Makita ne s’en cache pas. Les autres modèles du format sont sur notre comparatif des meilleures tronçonneuses d’élagage.

    À qui la DUC252Z peut encore rendre service

    L’artisan qui roule en LXT depuis dix ans, batteries de toutes capacités dans le camion, et qui cherche une élagueuse de secours costaude. Pour lui, il n’y a que la machine à sortir, l’énergie est déjà là.

    Pour un premier achat, en revanche, le raisonnement s’effondre : deux batteries neuves et la machine, tout ça pour une chaîne lente. Le reste de la gamme, bien plus actuel, est passé en revue dans notre classement des tronçonneuses Makita.

    Les questions qui reviennent sur la DUC252Z

    Quelle chaîne pour la Makita DUC252Z ?

    Une 91PX au pas de 3/8 pouce, jauge 1,3 mm, 40 maillons entraîneurs, référence Makita 191H08-4. Surtout pas la 90PX en 1,1 mm de la DUC254Z, elle flotterait dans la gorge du guide.

    Fonctionne-t-elle avec une seule batterie 18 V ?

    Non. Les deux logements doivent recevoir une batterie chargée pour délivrer les 36 V. La notice range même ce cas parmi les causes de non-démarrage, au même titre qu’un frein de chaîne resté engagé.

    Faut-il préférer la DUC254Z à la DUC252Z ?

    En achat neuf, oui, sans hésiter : chaîne trois fois plus rapide, une seule batterie, un kilo et demi de moins pour le même guide de 25 cm. La DUC252Z ne garde l’avantage que si vos batteries sont déjà amorties.

    Peut-elle abattre de petits arbres ?

    Le guide de 25 cm limite la coupe aux troncs modestes, et la poignée haute n’est pas faite pour un travail au sol à deux mains. Techniquement possible sur du bois tendre, mais ce n’est ni son métier ni un usage à conseiller.

    La chaîne se détend-elle souvent ?

    Comme sur toute machine neuve, la chaîne s’allonge durant les premières heures, puis se stabilise. La molette la reprend sans outil, moteur froid. La marche à suivre est dans notre guide pour tendre une chaîne de tronçonneuse.

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    À propos de l’auteur
    Jean-Mi, bûcheron et fondateur de Les-Tronconneuses.com 🪓

    Jean-MiBûcheron et fondateur

    Une tronçonneuse, ça se juge au bruit du moteur dans une bille de chêne, pas sur un argumentaire : trente ans de coupe m’ont appris à distinguer la bête increvable du bidon qui lâche au premier hiver. Depuis 2022, je compare les modèles thermiques, électriques et à batterie, ceux que j’ai en main comme ceux que je recoupe sérieusement, pour ne pas vous laisser payer la mauvaise machine.

    Mon parti pris : on choisit selon le bois, pas selon l’ego. Une bonne 40 cm³ bien affûtée travaille mieux qu’une grosse mal entretenue. La chaîne et l’affûtage comptent davantage que les centimètres cubes.