Une élagueuse d’arboriste de 2,4 kg, livrée avec sa batterie et son chargeur. La GD40TCSK2 met à portée de tous un format que les marques de métier réservent d’ordinaire aux pros, à un détail près que personne ne vous dira. L’avis débute par lui : ce format est-il vraiment pour vous ?
- Batterie et chargeur dans le carton
- 2,4 kg, aussi légère que les références
- 12 m/s, du vrai mordant en couronne
- Moteur brushless, rare sur ce format
- Graissage automatique de la chaîne
- Poignée haute, un format de métier
- Une seule batterie de 2 Ah fournie
- Guide de 25 cm, pas davantage
Ce que le kit Greenworks GD40TCSK2 ajoute à la machine nue
Commençons par ce qui sépare cette référence de sa jumelle nue, car l’écart est décisif. Le carton contient une batterie de 40 volts et son chargeur. Rien d’autre à commander pour attaquer la première branche.
- Un accumulateur de 40 volts et de 2 ampères-heures.
- Son chargeur assorti, prêt à être branché.
- L’élagueuse, fer et chaîne en place, tendus dès la sortie d’usine.
Face à la Greenworks GD40TCS nue, le kit ajoute justement ces deux pièces sans lesquelles la machine ne coupe rien. Prendre la version seule n’a de sens que pour un atelier déjà garni en 40 volts.
La règle vaut pour toute la marque, gardez-la en tête. Regardez toujours les deux versions côte à côte avant de valider le panier. La nue ne se défend que si vous alignez déjà des accus de 40 volts au mur de l’atelier.
L’accumulateur fourni ouvre en prime tout l’écosystème du fabricant. Il alimentera demain un taille-haie, un souffleur ou une tondeuse de la même famille. Le kit n’achète pas une machine, il ouvre une plateforme, et c’est bien le vrai calcul à faire.

Cette tronçonneuse n’est pas une machine de jardin
Une mise au point s’impose avant tout achat, et aucune fiche produit ne la fait. Cette machine appartient à la famille des élagueuses à poignée haute, une catégorie technique bien distincte des tronçonneuses classiques.
La différence se lit d’un coup d’oeil. Sur une machine ordinaire, la main droite empoigne une poignée placée derrière le moteur, dans l’axe du guide. Ici, elle se referme au-dessus du bloc moteur, pour une prise en main verticale.
Cette architecture existe pour une raison précise : laisser un grimpeur suspendu couper d’un seul bras. Le second sert à se tenir. C’est un outil de métier, encadré et enseigné, et sa présence en rayon grand public n’y change rien.
Au sol, à deux mains, elle reste parfaitement légitime pour dégager des branches. Sa légèreté en fait même un plaisir. L’acheteur doit juste savoir qu’il repart avec un outil de spécialiste, pas la petite polyvalente qu’il imaginait.

12 m/s pour 2,4 kg : le poids plume qui mord vraiment
Le rapport entre le poids et la vitesse impressionne, et c’est là que ce kit se démarque. Le moteur sans balais lance la chaîne à 12 m/s sur un corps de 2,4 kg. Les élagueuses de métier pèsent 2,3 kg, à des années-lumière côté positionnement.
Cent grammes séparent donc ce kit des références professionnelles. Sur un outil tenu à bout de bras, suspendu dans un arbre, l’écart devient franchement anecdotique. La balance ne joue plus contre elle, ce qui n’a pas toujours été le cas ici.
Situons-la parmi les siennes, sans complaisance. La suédoise de métier atteint 24 m/s, deux fois plus. Une compacte japonaise plafonne à 5 m/s, deux fois moins. Notre kit se pose pile au milieu, et pour un format complet, ça force le respect.
Perché dans un arbre, le résultat se sent tout de suite. Des branches de dix à quinze centimètres cèdent d’un passage, le fer court se faufile entre les charpentières, et le bras ne tremble pas. Le sans-balais gagne ici tout son sens.
Le guide de 25 cm, souvent jugé trop court, est en réalité la bonne mesure. Un fer plus long s’accroche entre les branches et alourdit le nez, là où la précision prime. Ce fer court est un parti pris, jamais une lésine de fabricant.

Une seule batterie de 2 Ah, quelle autonomie en couronne ?
Le kit ne fournit qu’un accumulateur, capacité modeste avec ses 2 ampères-heures. Sur une machine de ce format, cela couvre une bonne session de taille, jamais une journée entière dans les arbres.
Le conseil s’impose de lui-même pour qui élague sérieusement. Une seconde batterie change le rythme, l’une se rechargeant pendant que l’autre coupe. La rotation vaut mieux que la grosse capacité, surtout en hauteur où chaque descente casse la cadence.
Un accu de plus forte capacité reste possible, la plateforme les prend tous. Il alourdit toutefois une machine dont la légèreté fait tout le charme. Sur une élagueuse, chaque gramme compte double, et deux petites batteries valent mieux qu’une grosse.
Une habitude fait plus pour l’autonomie que n’importe quel accessoire. Laissez les gouges mordre d’elles-mêmes au lieu de forcer le passage : appuyer sur le fer échauffe la chaîne, pompe le courant et ne fait gagner aucune seconde.
Sécurité : sur une tronçonneuse muette, le vrai piège
Deux garde-fous équipent la machine : une chaîne à faible rebond et un frein qui bloque tout au premier soubresaut. Sur une élagueuse, dont la pointe frôle sans cesse le bois, ces dispositifs travaillent en permanence.
Le rebond projette la machine vers le visage en une fraction de seconde, plus vite qu’aucun réflexe. Seul un frein automatique intervient à temps. Vérifiez-le au premier démarrage de chaque séance, l’affaire de deux secondes.
Trois protections restent obligatoires, sans discussion possible, et la discrétion de la batterie ne change rien à l’affaire.
- Le casque avec visière et protection auditive, même sur une machine discrète.
- Un pantalon anti-coupure et des gants, quelle que soit la motorisation.
- L’accumulateur systématiquement retiré avant de toucher au guide ou à la chaîne.
Le dernier point sauve plus de phalanges que tous les autres. Un outil sur accu reste muet à l’arrêt, rien ne signale qu’il n’attend qu’un doigt. Le moindre frôlement de gâchette et la chaîne repart, souvent une main posée dessus.
Le travail en hauteur, lui, réclame bien plus qu’un bel équipement : des cordes, un harnais, une formation et quelqu’un resté au sol. Grimper une tronçonneuse à la main ne s’improvise jamais, aussi accessible soit l’outil.
Les données complètes du kit Greenworks GD40TCSK2
| Alimentation | batterie 40 V Greenworks |
| Contenu du kit | machine, une batterie de 2 Ah, un chargeur |
| Moteur | brushless, sans charbons |
| Vitesse de chaîne | 12 m/s |
| Guide | 25 cm (10 pouces) |
| Pas de chaîne | 3/8″ LP (Low Profile) |
| Jauge | 1,1 mm |
| Chaîne d’origine | 40 entraîneurs en 25 cm, Oregon |
| Poids | 2,4 kg sans batterie |
| Poignée | haute, format arboriste |
| Graissage | automatique |
| Sécurité | frein de chaîne, dispositif anti-rebond |
| Garantie | trois ans |
Face aux autres élagueuses à poignée haute
Chez les poignées hautes, deux chiffres tranchent : le poids et la vitesse de chaîne. Trois machines encadrent ce kit, de la référence de métier à la thermique la plus simple.
| Modèle | Alimentation | Vitesse de chaîne | Poids | Le bon choix si |
|---|---|---|---|---|
| Greenworks GD40TCSK2 | 40 V, fournie | 12 m/s | 2,4 kg | vous voulez une élagueuse complète sans passer par une marque de métier |
| Husqvarna T540i XP | 36 V, nue | 24 m/s | 2,5 kg | vous grimpez pour vivre et voulez le double de vitesse |
| Makita DUC122Z | 18 V, nue | 5 m/s | 2,0 kg | vous ne coupez que des branches de faible section |
| Alpina APR 25 | Thermique | 18 m/s | 3,86 kg | vous refusez la batterie et acceptez le poids |
Le positionnement saute aux yeux. Face à la suédoise, elle rend de la vivacité mais tient presque son poids, reste à la portée d’un particulier, et embarque son accumulateur partout. Notre page dédiée aux élagueuses réunit tout le segment.
À qui s’adresse cette tronçonneuse d’élagage Greenworks ?
Des fruitiers à conduire, un cèdre à alléger, des branches maîtresses à reprendre après un coup de vent. Celui qui achète ici sait limer une gouge, redoute le rebond et ne rêve d’aucune bûche. Sur ce cahier des charges, elle ne déçoit pas.
Celui qui cherche l’outil à tout faire frappe à la mauvaise porte. Une poignée arrière et un fer plus long lui rendront dix fois plus de services au sol. Le catalogue du fabricant en propose plusieurs, classées sur notre page des tronçonneuses à batterie.
Reste que sur le rapport entre le poids, la vitesse et l’équipement, peu de machines rivalisent dans ce format. Le kit complet fait toute la différence, sur un créneau longtemps réservé aux marques de métier.
L’entretien courant se limite d’ailleurs au dispositif de coupe, faute de moteur thermique à surveiller. Affûtage, tension, graissage : rien d’autre ne réclame d’attention. Notre guide pour entretenir correctement sa tronçonneuse détaille ces trois points.
Ce qu’on demande le plus sur la GD40TCSK2
Que contient exactement le carton de la GD40TCSK2 ?
L’élagueuse, son fer de 25 cm, la chaîne tendue, un accumulateur de 40 volts en 2 ampères-heures et le chargeur assorti. De quoi attaquer dès l’ouverture du carton.
L’usage à une main est-il autorisé ?
La conception le permet, mais ce geste relève strictement du métier d’élagueur, avec tout ce qu’il suppose de formation et de matériel d’assurage. Au sol, deux mains sur la machine, comme sur n’importe quelle tronçonneuse.
Une seule batterie, est-ce suffisant ?
Pour une session de taille, oui. Pour une journée complète dans les arbres, non : prévoyez un second accumulateur, qui se recharge pendant que le premier travaille.
Le kit vaut-il mieux que la version seule ?
Pour un premier achat, sans aucun doute. Le kit ajoute la batterie et le chargeur que la version nue vous laisse aller chercher ailleurs. Seul un atelier déjà équipé en 40 volts a intérêt à la machine seule.
Un novice peut-il s’en servir sans risque ?
Les deux pieds au sol et les protections en place, oui sans problème. Dans un arbre, jamais : l’élagage en hauteur s’apprend, et aucune machine ne compensera l’absence de technique.
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Jean-MiBûcheron et fondateur
Une tronçonneuse, ça se juge au bruit du moteur dans une bille de chêne, pas sur un argumentaire : trente ans de coupe m’ont appris à distinguer la bête increvable du bidon qui lâche au premier hiver. Depuis 2022, je compare les modèles thermiques, électriques et à batterie, ceux que j’ai en main comme ceux que je recoupe sérieusement, pour ne pas vous laisser payer la mauvaise machine.
Mon parti pris : on choisit selon le bois, pas selon l’ego. Une bonne 40 cm³ bien affûtée travaille mieux qu’une grosse mal entretenue. La chaîne et l’affûtage comptent davantage que les centimètres cubes.