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Greenworks GD40TCS : avis et test de cette tronçonneuse d’élagage 40 V

    👤 Par Jean-Michel · ⏱ 7 min de lecture

    Une poignée sur le dessus du carter, 2,4 kg et une chaîne à 12 m/s. La GD40TCS n’est pas la petite machine de jardin que son gabarit laisse croire : c’est une élagueuse d’arboriste, vendue nue. Une seule question ouvre cet avis, et elle fâche les distraits : savez-vous ce que vous emportez ?

    3,9/5
    Notre note
    Greenworks GD40TCS : une vraie élagueuse d’arboriste sur batterie
    🔋
    Batterie40 V, non fournie
    MoteurBrushless
    🌀
    Vitesse de chaîne12 m/s
    📏
    Guide25 cm (10 pouces)
    ⚖️
    Poids2,4 kg sans batterie
    🖐️
    PoignéeHaute, format arboriste
    Maniabilité4,6
    Équilibre4,2
    Puissance3,8
    Sécurité3,2
    Rapport qualité-prix3,7

    On aime

    • 2,4 kg, aussi légère que les références
    • 12 m/s, du vrai mordant pour une élagueuse
    • Moteur brushless, rare sur ce format
    • Graissage automatique de la chaîne
    • Dispositif anti-rebond intégré d’origine

    On aime moins

    • Ni batterie ni chargeur dans le carton
    • Poignée haute, un format de métier
    • Guide de 25 cm, pas davantage

    Pour vous si

    vous élaguez régulièrement, savez ce qu’implique une poignée haute et possédez déjà des batteries de 40 volts.

    Pas pour vous si

    vous cherchez une petite machine polyvalente, car ce format est conçu pour le travail dans les arbres.
    Le verdict : à 2,4 kg et 12 m/s, cette élagueuse tient tête aux références du métier tout en restant à la portée d’un particulier. Le moteur sans balais fait le travail, l’anti-rebond rassure, et le guide de 25 cm plonge dans une couronne sans effort. Deux réserves : elle part sans batterie, et sa poignée haute la destine à des mains averties.

    Poignée haute, ce que cache vraiment cette tronçonneuse Greenworks

    Tout se joue à l’emplacement de la main droite. Elle se referme sur le dessus du carter, pas derrière lui, et c’est la signature d’une poignée haute. Loin d’un caprice de dessinateur, ce détail range la machine dans une famille bien précise.

    Sa raison d’être tient en une image : un homme encordé, à six mètres du sol, qui coupe d’un bras et se retient de l’autre. C’est le quotidien d’un arboriste, un métier qui s’apprend. Ce geste ne s’improvise pas un dimanche, et le voir en rayon grand public n’y change rien.

    Rien n’interdit de la prendre à deux mains, les pieds bien plantés, pour réduire des branches tombées. Son gabarit de plume y fait même merveille. Vous repartez simplement avec un outil pensé pour autre chose, une évidence à garder en tête avant de valider le panier.

    Élagueuse à batterie Greenworks GD40TCS à poignée haute, avec son guide de 25 cm

    12 m/s et 2,4 kg : la GD40TCS joue dans la cour des grandes

    C’est ici que la fiche technique réserve sa bonne surprise. Le bloc sans balais expédie la chaîne à 12 m/s alors que l’ensemble n’affiche que 2,4 kg sur la balance. Les élagueuses de métier campent à 2,3 kg, un cheveu en dessous, et jouent pourtant dans une tout autre catégorie.

    Posons les repères sans complaisance. La Husqvarna d’élagage professionnelle file à 24 m/s, exactement le double. À l’opposé, une Makita compacte se traîne à 5 m/s. Cette Greenworks se glisse pile entre les deux, et pour un format aussi léger, la performance surprend.

    En couronne, ce chiffre devient une coupe nette sur des branches de dix à quinze centimètres. Le fer ne cale pas dans le bois, la pointe se pose exactement où le regard vise, et le poignet reste frais en fin de matinée. Voilà ce que valent ces mètres par seconde une fois dans l’arbre.

    Le moteur sans charbons explique cette vivacité inattendue. Rien ne frotte à l’intérieur, la chaleur perdue s’effondre et le couple répond dès l’appui sur la gâchette. À batterie identique, elle mord plus vite et tient plus longtemps que n’importe quel moteur à balais de ce gabarit.

    Greenworks GD40TCS vue du carter, de la poignée haute et du logement de batterie 40 V

    Vendue nue : pourquoi la GD40TCS réclame une batterie 40 volts

    Le refrain revient, comme sur toute la gamme du fabricant. Cette référence sort du carton machine seule, sans accumulateur ni chargeur, et la mention se planque en fin de titre. Sans batterie, elle reste un outil muet le jour de la livraison.

    Le calcul change du tout au tout quand l’atelier tourne déjà en 40 volts. Un même accumulateur nourrit la tondeuse, le souffleur, le taille-haie et cette élagueuse. L’ajouter au parc ne demande alors que la machine, rien d’autre à trouver.

    Reste à bien choisir l’accu, et là un réflexe s’impose. Visez deux blocs de capacité moyenne plutôt qu’un gros pavé : le nez de la machine reste léger et vous gardez toujours une réserve en rotation sur le chargeur. Bras tendus vers le ciel, le moindre gramme finit par peser.

    Celui qui découvre la marque a tout intérêt à viser le kit. Le même modèle existe livré avec sa batterie et son chargeur sous le nom de Greenworks GD40TCSK2, et vous évite de courir après un accu compatible après réception.

    Détail du guide de 25 cm et de la chaîne de l'élagueuse Greenworks GD40TCS

    L’anti-rebond ne fait pas tout sur cette tronçonneuse GD40TCS

    Le constructeur a monté un frein de chaîne et une chaîne conçue pour limiter le rebond, un attelage qu’on apprécie sur un outil aussi vif. Le rebond, justement, surgit dès que le nez du guide accroche le bois, et en couronne ce contact se répète à chaque branche.

    Quand elle repart vers le visage, la machine va plus vite que tout ce que la main pourrait tenter. C’est le frein, et lui seul, qui coupe le mouvement à temps. Prenez l’habitude de le contrôler avant la première coupe de la journée, deux secondes suffisent.

    Trois protections restent obligatoires, sans discussion possible, et le silence de la batterie n’y change rien.

    • Un casque à visière et coquilles, indispensable quand on coupe au-dessus de sa tête.
    • Le pantalon et les gants anti-coupure, tenue de base dès qu’une chaîne tourne.
    • L’accu retiré du logement avant de toucher au guide, à la chaîne ou au réglage.

    Ce dernier réflexe épargne plus de phalanges que tous les autres. À l’arrêt, une machine sur accu ne souffle pas un bruit, et rien ne signale qu’elle guette encore. Un doigt qui effleure la gâchette et la chaîne repart, la main souvent posée dessus.

    Le travail en hauteur, lui, réclame bien plus qu’un bon équipement. Corde, harnais, formation, et une seconde personne postée au sol. Grimper avec une élagueuse ne s’improvise jamais, aussi accessible soit la machine.

    Le mutisme de l’électrique tend un piège inconnu des thermiques. Sans vacarme ni vibration, l’attention baisse la garde et l’outil semble endormi. La chaîne à 12 m/s tranche pourtant en silence, plus sournoise qu’une essence, jamais moins mordante.

    Graissage et affûtage, l’entretien courant de la GD40TCS

    Le graissage se fait tout seul, comme partout dans la gamme, et le tendeur tourne à la molette, sans clé. Sur une élagueuse qui travaille souvent guide pointé vers le ciel, la question de l’huile prend une tout autre importance.

    Guide en l’air, l’huile a tendance à mal descendre, et une chaîne qui tourne à sec chauffe, se dilate et ronge le fer en quelques heures. Le niveau se vérifie avant de grimper, jamais au retour. Trois gestes décident de la durée de vie de l’ensemble.

    • Le niveau d’huile, un coup d’oeil systématique avant de quitter le sol.
    • Le tranchant des gouges, car un fer mordant ménage la batterie autant que le bras.
    • La tension de chaîne, à reprendre dès que le guide a monté en température.

    Le deuxième point compte double sur une machine sur accu, et presque personne n’en parle. Une gouge fatiguée force le moteur à réclamer plus de courant, si bien que l’autonomie fond sans raison visible. Cinq minutes de lime se retrouvent aussitôt en séance rallongée.

    Sur les cotes exactes de sa chaîne, le fabricant ne dit rien, fidèle à ses habitudes. Relevez donc jauge et nombre d’entraîneurs gravés sur le fer avant de commander, puis ajustez le jeu en suivant notre guide sur comment tendre une chaîne de tronçonneuse sans la brider.

    Le relevé complet de la Greenworks GD40TCS

    Alimentationbatterie 40 V Greenworks, non fournie
    Moteurbrushless, sans charbons
    Vitesse de chaîne12 m/s
    Guide25 cm (10 pouces)
    Poids2,4 kg sans batterie
    Poignéehaute, format arboriste
    Graissageautomatique
    Sécuritéfrein de chaîne, dispositif anti-rebond
    Garantietrois ans

    La GD40TCS face aux élagueuses du métier

    Sur ce créneau, tout se lit dans deux colonnes : la balance et la vitesse de chaîne. Trois rivales situent cette Greenworks, depuis la star des grimpeurs jusqu’à la petite essence sans prétention.

    ModèleAlimentationVitesse de chaînePoidsLe bon choix si
    Greenworks GD40TCS40 V12 m/s2,4 kgvous voulez une vraie élagueuse d’arboriste sans passer par une marque de métier
    Husqvarna T540i XP36 V24 m/s2,5 kgl’élagage est votre métier et la vitesse prime sur tout
    Makita DUC122Z18 V5 m/s2,0 kgvous ne reprenez que de petites sections en couronne
    Alpina APR 25Thermique18 m/s3,86 kgvous tenez à l’essence et assumez le poids en plus

    Le positionnement est limpide. Cette Greenworks n’égale pas la vivacité de la suédoise, mais elle en frôle le poids sans en réclamer les prétentions. Sur son créneau, elle laisse peu de rivales debout. Notre page des tronçonneuses d’élagage aligne tout le segment.

    Le profil d’utilisateur que la GD40TCS attend

    Le bon acheteur, c’est le propriétaire d’un grand terrain arboré qui entretient lui-même ses sujets, saison après saison. Il monte, il taille, il redescend, et ne demande jamais à cette machine de débiter du chauffage. Sur ce cahier des charges, elle ne bronche pas.

    Le jardinier en quête d’une seule machine à tout faire se trompe de rayon. Au sol, une poignée arrière et un guide plus long lui rendront bien plus de services. Le fabricant en aligne plusieurs, réunies sur notre page des tronçonneuses à batterie.

    Reste que sur le pur rapport entre le poids et la vitesse de chaîne, peu de machines rivalisent dans ce gabarit. Le brushless rebat les cartes sur un créneau longtemps verrouillé par les marques de métier.

    Un dernier mot pour rassurer sur ce fer de 25 cm que certains trouvent chiche. En couronne, c’est la longueur idéale : un guide plus grand se coince entre deux charpentières et fait plonger le nez de l’outil. Ce format court est un vrai parti pris, pensé pour la précision en hauteur.

    Les questions récurrentes sur la GD40TCS

    Peut-on la tenir d’une seule main sur la GD40TCS ?

    Le format y invite, mais ce geste appartient au métier d’arboriste : formation, harnais, cordes et second homme au sol. Pieds sur terre, elle s’empoigne à deux mains, comme tout autre outil de coupe.

    Sa vitesse de chaîne est-elle suffisante en couronne ?

    Largement. Une élagueuse coupe des branches, pas des billes. À cette vitesse, la chaîne traverse une section de quinze centimètres sans hésiter, ce qui couvre la quasi-totalité du travail en couronne.

    Le kit avec batterie est-il plus intéressant ?

    Pour un premier achat, oui sans hésiter. La version GD40TCSK2 arrive avec batterie et chargeur montés d’office, là où la nue vous oblige à dénicher un accu compatible avant même de couper la première branche.

    Sa batterie sert-elle ailleurs ?

    Oui, sur toute la plateforme 40 volts de la marque, qui couvre tondeuses, souffleurs et taille-haies. C’est même la seule vraie raison de retenir une version vendue sans accumulateur.

    Convient-elle à un débutant complet ?

    Sur le plancher des vaches et à deux mains, oui, protections enfilées. En hauteur, certainement pas : grimper s’apprend, et aucun outil ne remplacera jamais le savoir-faire.

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    À propos de l’auteur
    Jean-Mi, bûcheron et fondateur de Les-Tronconneuses.com 🪓

    Jean-MiBûcheron et fondateur

    Une tronçonneuse, ça se juge au bruit du moteur dans une bille de chêne, pas sur un argumentaire : trente ans de coupe m’ont appris à distinguer la bête increvable du bidon qui lâche au premier hiver. Depuis 2022, je compare les modèles thermiques, électriques et à batterie, ceux que j’ai en main comme ceux que je recoupe sérieusement, pour ne pas vous laisser payer la mauvaise machine.

    Mon parti pris : on choisit selon le bois, pas selon l’ego. Une bonne 40 cm³ bien affûtée travaille mieux qu’une grosse mal entretenue. La chaîne et l’affûtage comptent davantage que les centimètres cubes.